a Les femmes et l'Islam
b La modestie
c Des musulmans homosexuels?
d Le mariage
e L'obéissance
f La polygamie
g Le divorce
h La garde des enfants
i Les mariages mixtes
j Les mariages avec les enfants
k Les frais de subsistance
l La limitation des naissances
m L'éducation des femmes
n Droits légaux des femmes
o Une religion pour les femmes?
p La sexualité dans le monde islamique
q Le viol au Pakistan
r La circoncision féminine
s Honte et respect
t La nudité
u Purdah
v “Jamais sans ma fille”
w La santé des enfants
x Femmes musulmanes en Inde et au Bangladesh.
y Les femmes musulmanes menacent de se suicider
z Les femmes en Afghanistan
aa Mise à jour Afghanistan
bb Complément: Arabie Saoudite
cc 8 juin '98: Arrêter l'oppression de nos sœurs musulmanes,
dd « Femmes sous Lois Musulmanes »
ee « Femmes Contre le Fondamentalisme »
ff Allah, s'il Vous plaît, laissez-nous pleurer en paix!
gg Résumé de la punition des femmes
Les femmes et l'Islam
http://www. hraic. org/women_in_islam. html
Mohammed n'était pas
complètement misogyne. Pour lui, la femme n'était pas « une créature du Diable
» (St Bernard), mais une défense contre Satan par le fait qu'une bonne épouse
faisait diminuer le danger de la fornication extra-conjugale. « Le meilleur des
trésors qu'un homme puisse espérer avoir est une femme vertueuse qui le
satisfasse lorsqu'il la regarde et qui s'abstienne lorsqu'il est absent ». « Le
meilleur des avantages de ce monde est une femme vertueuse. »
Cependant, l'homme est le chef de la famille et, après l'avoir consultée, il a
le dernier mot dans les décisions qui la concerne. A l'homme revient la
responsabilité de défendre et d'étendre les frontières de l'Islam.
« Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qualités dont Dieu les a
dotés et à cause des frais qu'ils peuvent dépenser pour la subsistance des
femmes…» (4:34) (traducteur J.M. Rodwell) « Les hommes sont ceux qui
protègent et subviennent aux besoins des femmes, parce qu'Allah a donné aux
premiers plus de force et qu'ils subviennent à leurs besoins. Par conséquence,
les femmes vertueuses sont dévotement obéissantes.» (4:34) (traducteur Abdullah
Yusuf Ali) « Les hommes ont l'autorité parce qu'Allah les a proclamés
supérieurs aux femmes et parce qu'ils dépensent leurs richesses pour les
entretenir… » (4:34) (traducteur M. M. Khatib)
Je ne peux pas affirmer laquelle de ces traductions est la plus proche de
l'arabe original; cependant, AYA est souvent considéré comme un apologiste des
positions les plus dures écrites dans le Coran et ainsi « supérieur » est
probablement la traduction la plus exacte.
« Le Rôle des Femmes Musulmanes dans la Société » (« The Role of Muslim
Women in Society ») affirme: « Le cerveau de l'homme se distingue de celui
de la femme de manière anatomique, en montrant des signes d'intelligence et de
croissance mentale supérieure.»
«Les hommes ont de nombreux avantages sur les femmes» (2:28). Cela concerne les
qualités de direction, de surveillance et d'entretien qui sont données
exclusivement aux hommes . Pour cette raison, la femme ne doit pas recevoir de
visiteurs ni accepter des cadeaux venant d'eux sans l'approbation de son mari. Le
mari a légalement le droit de restreindre la liberté de mouvement de sa femme,
tel que quitter la maison sans sa permission. Il peut donc interdire à sa
belle-famille de lui rendre visite ou inversement .
Les femmes restent fondamentalement des mineures toute leur vie et ne
connaissent rien de positif du monde extérieur; par conséquent, peu d'entre
elles sont prêtes à défier le système. Pendant que ses frères sont comblés et
gâtés, la fille, elle, aide aux corvées de la maison dès son plus jeune âge. Elle
doit même s'occuper de ses plus jeunes frères qui ne s'étonnent pas de cette
injustice (4:34) (à savoir qu'Allah considère les filles subalternes aux
garçons) et, s'ils la considèrent trop lente, ils ont le droit de la punir. La
loi islamique reconnaît le droit du mari de punir sa femme pour désobéissance. Une
plaisanterie de Bagdad ? Abdul emmenait sa nouvelle femme chez lui, à dos de
chameau. Le chameau a trébuché et Abdul a dit: « Premier avertissement ! » Il a
encore trébuché et il a dit: « Deuxième avertissement ! » La troisième fois, il
l'a massacré. Sa femme lui a dit que c'était un peu exagéré pour le chameau;
Abdul a répondu: « Premier avertissement !»…
Comme dans beaucoup de communautés méditerranéennes chrétiennes, l'honneur des
hommes et l'orgueil de la famille dictent que les femmes doivent bien se
conduire. Le frère chaperonne sa sœur toutes les fois où elle doit sortir, ce
qui lui donne un sentiment de possessivité et d'autorité sur elle. Le rôle du
père, frère ou mari d'une fille est de la châtier ou même de l'assassiner pour
avoir osé amener le déshonneur sur eux.
La modestie
Les hommes et les femmes sont liés par le Ghadd al-Basar (le fait de
baisser les yeux). «Un premier regard est pardonnable, mais un second est
interdit». (Mahomet) La raison en est, bien sûr, que jeter un coup d'œil à
quelqu'un peut avoir une connotation amoureuse et risque d'aboutir à la
fornication ou à l'adultère. Naturellement, si la femme doit être examinée par
un docteur ou par un juge, regarder dans les yeux peut être accepté. Le
Prophète a dit: « Ne rendez pas visite aux femmes en l'absence de leur mari,
car Satan peut circuler dans votre sang. Le plus jeune ou le plus vieux frère
est la Mort.» (Tirmidhi)
Le Prophète a dit: « Celui qui touche la main d'une femme, sans avoir un
rapport légal avec elle, aura un charbon ardent placé dans sa paume le jour du
Jugement.» (Takmalah) (Ce hadith ne s'applique pas aux femmes âgées. ) Ainsi,
serrer la main d'une femme est un acte non-islamique.
Le Prophète a dit à quelqu'un qui avait osé regarder dans sa chambre: « Si
j'avais su que vous regardiez, j'aurais enfoncé quelque chose dans votre œil… »
(Bukhari)
« …et lorsque vous demandez un objet à une femme, faites-le de
derrière un rideau (33:53)». « Et conformez-vous à rester dans vos maisons et
n'exposez pas votre beauté et vos atours à l'extérieur, comme durant la période
d'avant l'Islam (33:33)».
La ségrégation des hommes implique que les femmes doivent « endurer les hommes
sans vraiment les connaître ou être compris d'eux.» La sexualité féminine est
crainte et vue comme une source de provocation. « Fitna » signifie la
beauté avec désordre, confusion et c'est ainsi que les hommes perçoivent les
femmes, de la puberté à la ménopause. Apparemment, le Prophète n'a pas
considéré Khadijah comme fitna, car il n'a introduit le voile qu'au
moment où il obtint des jeunes femmes, telles qu'Aïsha et Zaynab. Une épouse ne
sera jamais autorisée à paraître sans voile en public, aussi longtemps qu'elle
sera fitna. Les hommes font les achats et c'est eux seuls que l'on peut
retrouver dans les cafés. Une femme qui quitte sa maison avec des vêtements
occidentaux menace les hommes d'être fitna, et, en retour, ils la
harcèleront et la poursuivront. Le concept de montrer du respect aux femmes est
étranger à la culture islamique. Il va sans dire qu'une femme musulmane ne doit
pas porter de maquillage ni de parfum lorsqu'elle est en public.
Certains juristes pensent qu'il n'est pas haram (illégal) pour une femme
de s'épiler les poils du visage mais l'Imam al-Nawawi ne le consent pas. Les
femmes musulmanes ne sont pas admises dans les bains publics, car cela peut
conduire à la débauche. Elles ne doivent pas se déshabiller, excepté dans leur
propre maison. Les hommes peuvent utiliser les bains publics ou une piscine, à
condition qu'ils ne soient jamais nus. Si un homme riche a sa propre piscine,
une seule de ses épouses à la fois peut l'accompagner, mais les fils ou
beaux-fils, passés la puberté, ont l'interdiction de la regarder.
Danser est un acte non-islamique et la Shariah l'interdit aux musulmans.
Les gymnases mixtes où les femmes portent des collants, ou des vêtements
seyants du même style, ne sont pas tolérés par la loi islamique.
Le Prophète préfère que les femmes prient à la maison mais, si elles sont pures
(en-dehors de la période des règles), elles peuvent aller dans une mosquée et
prier debout, derrière les hommes.
Des musulmans homosexuels?
Le Coran dit: « Si une de vos femmes est coupable de lascivité
(lesbianisme), emprisonnez-la… jusqu'à ce que la mort la réclame » (4:15) Mais
pour les hommes: « Si deux hommes parmi vous s'engagent dans l'indécence
(sodomie), punissez-les tous les deux. S'ils se repentissent et qu'ils
retrouvent le droit chemin, laissez-les. Allah Pardonne et est Miséricordieux.»
(4:16)
La sodomie est un acte courant chez les hommes célibataires, mais cesse après
leur mariage. D'être le partenaire actif apporte peu de déshonneur, mais d'être
le partenaire passif est carrément méprisant, avec un degré d'importance
différent de celui en Occident.
Le mariage
Le célibat et la vie monastique sont des concepts étrangers à l'Islam: « Le
célibat n'est pas nécessairement une vertu, et peut même être un vice.» (n249
AYA) Chaque personne qui peut se marier devrait le faire. C'est un devoir de
continuer à engendrer la race humaine et à élever les enfants dans la crainte
d'Allah. L'exception serait un homme qui n'a aucune pulsion sexuelle, aucun
amour pour les enfants ou qui se sentirait moins engagé dans la religion s'il
était marié.
Une citation des « Droits d'Allah et de l'Homme », Pakistan, 1981, dit: « L'un
des plus importants devoirs des parents est de marier leurs enfants avant
qu'ils n'atteignent l'âge de la puberté, sinon ils seront tenus responsables le
Jour du Jugement pour toute erreur éventuelle.»
Un homme doit avoir un regard critique en ce qui concerne le visage et les
mains de sa future épouse, afin de prendre connaissance de sa beauté et de sa
personnalité; il ne doit pas la regarder avec passion. Si un homme veut en
savoir plus, il peut demander à une femme de rendre visite à sa fiancée et de
lui rapporter ensuite des détails plus précis. Une femme a le droit de regarder
son futur mari de la même façon.
Aucune rencontre ne peut avoir lieu sans chaperon, mais la famille et la fille
devraient s'assurer qu'il y a bien une entente entre les deux partis. Il n'est
pas surprenant que presque tous les mariages musulmans soient comme d' «
acheter un chat dans un sac », avec l'ignorance d'une quelconque attirance
sexuelle entre les deux futurs mariés.
Le Coran affirme: « Ne les empêchez pas de s'épouser, s'ils le consentent
mutuellement » (2:232) mais l'Imam Malik dit que cette décision doit être prise
en prenant compte de l'ijbar, c'est-à-dire du droit du père de la fille
ou de son gardien d'intervenir. Un mariage arrangé n'est pas possible sans le
consentement de la fille. Mais, dans les villages, elle peut très bien ne pas
avoir à discuter. La fille doit alors consentir à accepter quiconque lui est
proposé, même s'il est défiguré, sourd, aveugle ou idiot .
Il y a un certain nombre de restrictions sur les liens conjugaux qui peuvent
paraître anormaux dans d'autres pays: une femme ne peut pas épouser son père
adoptif (la fille et son fils ou fille ont pu avoir la même nourrice), son
frère adoptif (avec qui elle n'a aucun lien de sang), le frère de sa mère
adoptive, son beau-fils, le mari de sa fille (vivante ou pas). Elle et sa sœur
ou sa tante ne peuvent pas être mariées au même homme, au même moment.
Le mari doit payer une dot à sa femme, bien que s'il est pauvre, cela puisse
être symbolique. Cela représente le prix de ses droits maritaux, et il est
payable après le premier rapport sexuel. « Epousez ces vierges avec
l'autorisation de leurs maîtres et payez-leur leurs dots (4:25).» Le mari doit
ensuite subvenir aux frais de la femme.
Habituellement, la jeune mariée vit chez sa belle-famille. Cela peut engendrer
des discordes avec la belle-mère: celle-ci se raccroche souvent à son fils et
s'attend à ce qu'il prenne son parti lors de dispute entre les deux femmes. L'homme
ne doit pas priver sa femme de sexe: le temps maximum accepté par la loi
islamique d'une telle punition est de quatre mois .
L'obéissance
Une femme doit être obéissante envers son mari, mais seulement si les
droits d'Allah sont prioritaires; par exemple, il ne pourrait pas la forcer à
danser. « La soumission d'une femme à l'autorité de son mari fait partie de ses
devoirs religieux… lesquels l'aideront à arriver au Paradis ». Les femmes ne
peuvent pas refuser d'avoir des relations sexuelles avec leur mari. Le Prophète
a dit: « Quand un homme appelle sa femme pour satisfaire son désir, elle doit
aller vers lui, même si elle est occupée aux fourneaux.» (Tirmidhi) La loi peut
forcer une femme à revenir vers son mari, en l'y renvoyant sous l'escorte de la
police.
Une femme ne doit pas dépenser l'argent de son mari sans son consentement, sauf
s'il est riche ou avare, et que l'argent sert à des besoins essentiels.
Le premier pas vers le maintien de l'obéissance est l'avertissement. En
deuxième lieu, si le comportement de la femme ne change toujours pas, le mari
refuse de partager son lit avec elle, afin de suspendre les relations
conjugales. En troisième lieu, si cela est toujours insuffisant, il a le droit
d'administrer à sa femme une légère correction. « Le but de ce coup n'est pas
d'infliger la douleur, mais de ramener la femme sur le droit chemin et de
rétablir l'autorité ». Mais « ne bats pas ta femme sur le visage ou sur un
endroit similaire, afin de ne pas laisser de marque visible.» (Mahomet ) Le
Prophète poursuit: « Le traitement envers vos femmes devrait être aussi gentil
qu'impartial ».
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La polygamie
Dans le cas où une femme
est trop désobéissante et où le mari ne parvient pas à la changer, la solution
recommandée est de prendre une autre épouse. Le même principe s'applique si la
femme est malade, stérile, âgée, si elle n'a pas toutes ses facultés mentales,
ou encore si elle ne satisfait pas les désirs naturels de l'homme. Dans de tels
cas, la polygamie peut fournir une solution, mais « un homme qui épouse plus
d'une femme et qui les traite injustement, ressuscitera avec la moitié de ses
facultés paralysées.» (Mahomet )
Le Coran autorise la polygamie jusqu'à un maximum de quatre épouses, à
condition que l'équité puisse être maintenue envers chacune. La situation
financière du mari est donc un facteur important dans la décision de la
polygamie. Il n'est pas nécessaire d'obtenir le consentement de la première
femme avant d'en épouser une seconde, et ainsi de suite. Mais le mari doit
avoir des relations équitables avec chacune: « Ne t'occupe pas exclusivement de
l'une, en laissant les autres de côté (4:129) »
Quand une femme se marie, elle a droit à un traitement préférentiel par rapport
aux autres, pendant une semaine si elle était vierge, ou trois jours si elle
avait déjà été mariée auparavant. Par la suite, elle partagera le temps de son
mari équitablement avec les autres épouses. Cependant, en pratique, il est
difficile de partager le temps de manière vraiment équitable. Un polygame
égyptien a remarqué: « Il est tout à fait naturel qu'un homme doive rester
auprès de sa nouvelle femme, au moins pendant les deux premières années.»
Comme Allah a créé l'homme avec un désir naturel d'avoir plus d'une femme, les
épouses devraient résister aux sentiments de jalousie. Le tirage au sort serait
sans doute la méthode la plus impartiale de partager le temps entre les
épouses. Si chacune reçoit un jour quand vient son tour, du lever du soleil
jusqu'au début du jour suivant, le mari peut récupérer pendant la journée auprès
de l'épouse avec qui il a passé la nuit précédente.
Il est préférable que chaque femme ait ses quartiers séparés afin que le mari
puisse lui rendre visite. Les épouses ne devraient pas être dans la même
maison, à moins qu'elles ne consentent à une vie communautaire, ou que la
maison ne soit divisée en appartements. Elles peuvent même avoir le même lit,
si elles y consentent, mais il est cependant harram (illégal) pour une
co-épouse d'être témoin d'une relation avec une autre.
Une autre possibilité est que le mari ait des quartiers séparés et les femmes,
une maison commune. Ce seront alors elles qui lui rendront visite chacune à
leur tour. S'il souhaite voyager et qu'il ne puisse être accompagné que d'une
femme, elle devra être choisie par tirage au sort.
La polyandrie (une femme qui a plus d'un mari) est une abomination pour
l'Islam. Ceci n'est pas envisageable dans une société patriarcale où l'homme
est le chef de famille. Aucun homme ne connaîtrait ses propres enfants lors du
partage de l'héritage ( Le test génétique d'ADN vaincrait cette objection). Une
autre raison contre la polyandrie est donnée par Khurshid Ahmad: « Si nous
examinons les maladies vénériennes, nous remarquons que les femmes qui ont des
relations sexuelles avec plus d'un homme en sont à l'origine ». Il poursuit
avec une page d'explications supplémentaires, mais je suis sûr que ce savant
pense qu'Allah a créé ces champignons, bactéries ou virus chez la femme par
hasard. Bien évidemment, si tous les partenaires restent fidèles, il n'y a
aucune raison qu'un mariage polyandre (plus d'un mari) soit plus enclin aux
maladies sexuellement transmissibles qu'un mariage polygyne (plus d'une femme).
A cause de l'influence de l'Occident, les lois du mariage ne sont pas toujours
en accord avec le Coran ou les Hadiths. Par exemple, au Pakistan,
l'autorisation écrite du Conseil de l'Arbitrage est nécessaire avant d'épouser
une deuxième femme. Le consentement de la première femme est également
nécessaire, excepté dans des cas de folie, d'infirmité physique ou de
stérilité. En Tunisie et en Syrie, aucune polygamie n'est permise. Cela
changerait sans aucun doute si les intégristes prenaient le pouvoir.
Mahomet eût jusqu'à neuf femmes à la fois, car une majorité de ses mariages
étaient motivés par des motifs politiques: pour rassembler des tribus, le
Prophète a fait un « grand sacrifice ».
Le divorce
L'Islam préfère voir le mariage comme un engagement pour la vie mais si
cela est impossible, le divorce peut être envisageable. Dans la plupart des
cas, le mari divorce et perd ainsi la dot de sa femme. La forme la moins
approuvée du divorce est le Talaq al-bida où le mari dit à sa femme: « Talaq.
Talaq. Talaq.» Parce que cet acte est irrévocable, le calife
Oumar a fouetté un homme qui a divorcé en une seule déclaration. Talaq
Al-Bain est aussi une forme de divorce irrévocable: le mari dit « Talaq
» en trois occasions différentes. C'est une solution moins hâtive et donc
préférée.
Avec Talaq ar-Raji, le mari prononce « Talaq » une seule fois et
s'abstient alors d'avoir des relations sexuelles avec elle durant trois mois. Si,
pendant cette période, il en a quand même, que la femme soit ou pas d'accord,
le talaq est annulé. L'iddah exact (la période d'attente) est un
problème de débat parmi les juristes. Dans tous les cas, les talaq ne
doivent pas être prononcés durant la période de menstruation ou lors des
saignements qui suivent l'accouchement, c'est-à-dire lorsque le manque de
disponibilité de la femme peut être rébarbative pour le mari. Pour la plupart
des juristes, un homme peut divorcer d'une femme enceinte.
Après le divorce « triple », il est haram (illégal) et punissable pour
les anciens partenaires d'avoir des rapports sexuels. De plus, s'ils souhaitent
retourner ensemble et se remarier, la femme doit d'abord se remarier avec un
autre et divorcer. Sous la loi islamique, ce deuxième mariage doit être
consommé, afin que l'ex-mari puisse voir s'il ressent de la jalousie et donc,
un quelconque sentiment. Cette épreuve, appelée halala, a été considérée
comme adultère par le calife Oumar.
La femme peut divorcer de son mari par le Fask, uniquement si c'est
approuvé par le Qadi, la Cour. Les raisons varient selon les différentes
Ecoles de Loi. En général, celles-ci sont l'apostasie, la cruauté, le manque de
soins, l'absence répétée, la folie, la contagion dangereuse, ou même
l'incompatibilité.
On peut se demander pourquoi il est si facile pour un homme d'obtenir le
divorce et si difficile pour une femme. « Si la possibilité de divorcer
unilatéralement avait été donné aux femmes, des millions d'entre elles
divorceraient », parce qu'il y a une période du mois où la femme ne contrôle
pas pleinement toutes ses facultés; elle peut être souffrante, dépressive ou
jalouse à cause de broutilles qui normalement ne la dérangeraient pas.
Le Coran (4:28) révèle une méthode par laquelle une femme peut demander le
divorce, le Khul, seulement si le mari est d'accord et si elle est
capable de rembourser une partie ou la totalité de la dot. L'accord peut
l'obliger à rester jusqu'à ce qu'un enfant éventuel soit sevré. Le Khul
ne doit pas être pris à la légère: « Si une femme demande le divorce sans
raison spécifique, le parfum du Paradis lui sera interdit.» (Mahomet )
Un homme qui accuse sa femme d'adultère, mais n'a aucun témoin doit déclarer
quatre fois sous serment que l'accusation est vraie. La cinquième fois il doit
déclarer sous serment que la malédiction d'Allah peut tomber sur lui, si
l'accusation est fausse. Cette solennelle déclaration du mari rend la femme
sujette à punition. Le seul moyen de se sauver est de nier l'accusation quatre
fois sous serment et d'appeler sur elle la malédiction d'Allah si elle ment. Pour
sortir de cette impasse, un tribunal prononcera le divorce.
Les lois de l'adultère ne sont pas souvent en accord avec la Sunna et sont une
pomme de discorde avec les intégristes. Par exemple, en Egypte, la
punition pour la femme adultère n'est qu'une peine de deux ans de prison. Pour
un homme, la punition est de six mois, si et seulement si, l'acte a eu lieu au
domicile conjugal. Si un homme est trouvé en compagnie d'une prostituée, il
n'est pas puni, mais utilisé comme témoin contre elle.
Si la femme ne peut divorcer ni au tribunal ni par le Khul, elle peut
apostasier et donc se séparer. C'est possible en Inde où elle ne peut
légalement pas être assassinée pour l'apostasie, « jusqu'à ce qu'un
Gouvernement Islamique soit établi… en Inde .» (Hindous et libre-penseurs soyez
prévenus!)
La femme divorcée habite le domicile conjugal jusqu'à ce que l'iddah (la
période d'attente) soit passé. Elle ne peut pas le quitter ni demander au mari
de la laisser partir. Il doit l'entretenir à moins qu'elle ait quitté sa
maison, qu'elle n'ait voyagé sans son autorisation (sauf le Haj),
qu'elle ne lui ait refusé ses droits conjugaux ou qu'elle ait été emprisonnée
pour une infraction.
La garde des enfants
La garde dépend selon l'École Islamique de Jurisprudence impliquée. La
coutume veut que le père prenne les garçons dès qu'ils ont été sevrés, à l'âge
de deux ans, alors que les petites filles quittent leurs mères à l'âge de sept
ans. Comme ceci a très souvent conduit à des conséquences socialement néfastes,
l'Ecole Malachites de l'Islam Sunnite permet aux filles de rester avec leur
mère et aux garçons jusqu'à la puberté. La mère n'obtient pas la garde si elle
n'est pas une personne convenable ou si elle se remarie. Sa mère, à condition
qu'elles ne vivent pas ensemble, ou son ex-belle-mère soigne alors les enfants.
La mère ne doit pas avoir de travail à plein temps; elle doit avoir tout son
temps pour s'occuper d'eux.
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Les mariages
mixtes
Les hommes musulmans
peuvent épouser les dhimmis (non-musulmanes dans un pays islamique),
mais les femmes musulmanes ne le peuvent pas. La raison donnée est que, la
nature féminine étant moins dominante et plus influençable, il est
vraisemblable qu'elle adopterait la façon de vivre son mari et n'influencerait
pas ses opinions. Elle peut même être influencée à apostasier. Au mieux, ce
serait seulement un rapport charnel et pas un rapport basé sur la crainte
d'Allah.
Néanmoins, l'Islam désapprouve les hommes musulmans qui épousent des dhimmis.
Il y a eu des cas où le Prophète, Oumar et Ali n'ont pas autorisé pareil
mariage: « Vous ne verrez pas de gens qui croient en Allah et au Jugement
Dernier, aimer ceux qui s'opposent à Allah et à Son Messager ». (58:22) Si
un tel mariage mixte se produisait, tous les enfants devraient être élevés en
tant que musulmans.
Les mariages avec les enfants
Une fille mineure qui est donnée en mariage par quelqu'un d'autre que son
père ou grand-père a la possibilité d'accepter ou de repousser ce lien en
atteignant l'âge adulte. Cependant, des juristes disent que si elle est donnée
par son père ou grand-père, elle est liée par le mariage. Une fille est souvent
virtuellement forcée d'épouser un vieil homme parce qu'il possède quelque terre
ou peut fournir une dot importante.
Le Prophète a consommé son mariage avec Aïsha lorsqu'elle avait neuf ans et
cela a été longtemps considéré l'âge de consentement. Même aujourd'hui,
beaucoup de intégristes croient qu'une fille est adulte aux premiers
signes de puberté. Des lois non-coraniques ont été introduites dans plusieurs
pays influencés par l'Occident, limitant l'âge du mariage à 15 ou 16 ans.
Les frais de subsistance
Le Coran alloue à la femme les frais de subsistance et, en retour, le mari
obtient ses droits conjugaux. Mais, « celui à qui les provisions sont
limitées, laissez-le dépenser de ce qu'Allah lui a donné (65:7) ». D'autre
part, la femme n'est pas supposée crever de faim avec lui et elle peut obtenir
une séparation s'il est complètement sans moyens.
L'héritage
Les lois d'héritage islamiques sont trop compliquées pour en discuter ici
en détail, mais la règle générale est qu'une femme reçoit la moitié de
l'héritage d'un homme. Par exemple, en l'absence de tout autre héritier, un
fils recevrait deux-tiers et une fille un tiers.
Si une femme meurt en laissant un fils et une fille, sa propriété alors est
divisée entre son mari et les enfants; si les deux enfants sont des filles, ses
parents (ou en leur absence, ses frères et sœurs) reçoivent aussi une part.
Une veuve reçoit un quart de la propriété de son mari décédé s'il ne laisse pas
d'enfants; le reste va à ses parents ou frères et sœurs. S'il laisse des
enfants, la veuve obtient seulement un-huitième. (Le Vieux Testament est encore
moins aimable à une veuve. Elle n'hérite rien de la propriété de son mari. Pour
vivre, elle doit compter sur ses enfants ou sa propre famille.)
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La limitation des naissances
Le planning familial
devrait être le droit de chaque femme et l'Islam n'est pas aussi négatif à ce
point de vue que le Catholicisme Romain. Les deux religions veulent voir leur
nombre augmenter par moyens naturels, c'est à dire qu'une femme devrait avoir
de nombreux enfants – exactement comme Hitler a essayé d'encourager la
procréation de guerriers. Mais les familles nombreuses ne sont pas toujours ce
qu'elles sont supposées être. En ce qui concerne la mère, les naissances
répétés peuvent mener au vieillissement précoce et à une mauvaise santé. Les
enfants ont tendance être mal-nourris, ne reçoivent pas une éducation aussi
bonne, et le surpeuplement peut mener aux abus sexuels par les plus âgés.
L'Islam se rend compte que les millions de spermatozoïdes et ovules ne peuvent
pas tous être utilisés et l'histoire d'Onan, qui a été tué par Jehovah pour
avoir éjaculer par terre, n'apparaît pas dans le Coran. La prévention de la
fécondation d'un oeuf n'est pas non plus considérée comme un péché par l'Islam.
Cela inclut l'azl (interruption du coït ou retrait) que le Prophète a
sanctionné à plusieurs occasions, bien que le Calife Oumar ait défendu cette
pratique s'il n'y avait pas autorisation de la femme. Les moyens mécaniques
tels que préservatifs et diaphragmes, les spermicides ou la pilule
contraceptive ne sont pas défendus, du moins, pas au Maroc, en Tunisie, en
Turquie, au Pakistan et en Egypte.
Un dicton du Prophète utilisé par les conseillers du Planning Familial est:
« La plus grande des catastrophes est beaucoup d'enfants et peu de
nourriture ». Cependant, beaucoup d'ulémas (notables musulmans)
voient la contraception comme un encouragement de la fornication et ils ne la
conseillent donc pas.
La stérilisation est considérée comme anormale et l'avortement est interdit en
tant que méthode de régulation des naissances. L'avortement illégal est la
cause principale de décès des femmes enceintes en Egypte. L'avortement peut
être considéré comme meurtre, mais cela dépend du moment de la grossesse, de la
conception ou des premiers mouvements de l'embryon à 3 mois, selon les
juristes. Cependant l'avortement est autorisé même plus tard dans la gestation
si la vie de la mère est menacée. Dans deux pays libéraux, la Tunisie et la
Somalie, l'avortement a été légalisé pour combattre la sur-population.
Le bulletin d'informations N°1 de « Femmes Contre le
Fondamentalisme » signale que, « après la chute du Chah et
l'établissement de la République Islamique, les femmes sont devenues les
premières victimes de l'idéologie islamique. Un des droits qui a été retiré aux
femmes était l'accès à la contraception et à l'avortement. La condamnation de
l'avortement s'est assortie de graves persécutions pour le médecin comme pour
la femme impliquée. Ironiquement, ce même régime a exécuté de nombreuses
prisonnières politiques enceintes! Pendant les onze années qui ont suivi la
révolution, la population iranienne est passée de 36 millions à environ 50
millions. Le régime iranien était incapable d'assumer la subsistance de cette
augmentation de la population. Il a maintenant soudainement décidé que la
contraception et l'avortement ne sont pas de si grands péchés après tout! Bien
qu'il n'ait pas légalisé l'avortement, il ne poursuit plus ceux qui y
participent ».
Souvent les femmes elles-mêmes refusent d'utiliser des contraceptifs parce
qu'elles ressentent le besoin d'être constamment enceintes pour fournir des
fils à leurs maris. Pour ces raisons, les cliniques, lorsque c'est légal,
mettent l'accent sur la réparation des problèmes gynécologiques, la prévention
de fausses couches et l'espacement des naissances plutôt que sur un réel
contrôle de la natalité. Les pays musulmans ont le plus haut taux de natalité
dans le monde - plus haut que les pays plus pauvres d'Amérique latine.
L'éducation des femmes
Les filles sont sous-éduquées dans les pays islamiques. Un texte,
« Femmes dans la Shariah » consacre 90% de son chapitre
« Éducation » à discuter de l'apprentissage du Coran et des Hadiths,
et le reste à la séparation des sexes dans les écoles. Beaucoup d'écoles
islamiques se satisfont de voir leurs étudiants réciter des vers du Coran par
cœur, en arabe, qu'ils ne peuvent pas comprendre. Il n'est pas étonnant que les
études de sujets séculiers tels que la mathématique, les sciences, les sciences
humaines, les affaires et la technique sont si faibles dans le monde islamique,
alors que le pourcentage de temps attribué au Coran et à la Sunna est
totalement disproportionné. Il n'est pas étonnant que les gouvernements
non-musulmans n'acceptent pas d'enregistrer les écoles musulmanes sans demander
qu'un programme scolaire pédagogique et séculier soit enseigné pour aider les
étudiants et la nation.
La psychiatre Égyptienne, Nawal El-Saadawi (« Le Visage Caché
d'Eve »), qui se spécialise dans les névroses féminines peut paraître
amère: « L'éducation des filles est un lent processus d'annihilation, un
étranglement graduel de sa personnalité et de son esprit… de sa capacité à
penser indépendamment… afin qu'elle fasse ce que les autres lui ont dit… et
soit une victime de leurs décisions ».
En 1970, 85% des femmes arabes étaient illettrées contre 60% des hommes. Ailleurs,
des chiffres semblables ont été donnés, comme au Pakistan, mais est-ce que vous
croiriez la définition d'alphabétisation? Non, pas la capacité de lire un journal,
5000 mots ou quelque chose comme ça, mais la capacité de lire et écrire son
propre nom! Plus récemment, plusieurs pays ont fait des tentatives pour
remédier à l'état d'instruction des filles, mais il faudrait faire beaucoup
plus. Une grande partie du problème vient d'une image négative concernant
l'éducation des filles: elle peut les exposer au danger moral, elle peut
augmenter leurs ambitions, réduire leur docilité et leur pudeur, et réduire
leurs chances de mariage à des hommes dominants.
Droits légaux des femmes
La punition pour le meurtre d'une femme est le même que pour le meurtre
d'un homme. Par exemple, un Juif a tué une fille en écrasant sa tête; le
Prophète l'avait traité de la même façon. De même, une femme peut être exécutée
pour meurtre.
Les juristes ont différentes opinions quant au fait qu'une femme puisse être
juge, ministre au gouvernement, chef de police, et ainsi de suite. Au sujet de
la place de Chef d'État, il n'y a aucun doute, car le Prophète a dit:
« Une nation ne prospérera pas si elle est menée par une femme ». En
fonction de ça, les intégristes islamiques font tout ce qu'ils peuvent pour
évincer Mme Benazir Bhutto de son poste de Premier Ministre du Pakistan.
A condition que son mari y consente, une femme peut sortir pour travailler dans
certains emplois. Cependant ce ne peut pas être au détriment de la maison et de
la famille qui doivent venir en premier lieu. Les travaux qui sont exclus
incluent: danseuse, serveuse, prostituée, modèle, actrice ou musicienne… Le
travail de secrétaire et en usine n'est pas haram (péché) à condition
que la main-d'œuvre soit exclusivement féminine. Les fonctions commerciales
sont acceptables à condition que la femme n'ait pas de contacts avec les
hommes. Le commerce dans un marché ne répond donc pas aux conditions
islamiques. Ce n'est pas vrai pour une femme plus âgée. Une fois qu'elle
atteint la cinquantaine, elle est considérée « au delà de ça »: elle
n'est plus un objet sexuel et peut se mélanger aux hommes.
Commercer depuis sa propre maison où les clients sont des femmes, des filles ou
des petits garçons n'offre aucun problème. En effet, les affaires familiales à
la maison implique que les femmes peuvent observer le purdah. Les
métiers possibles sont la couture, le tricot, la broderie, la teinture ou
peinture des textiles, la vannerie, la poterie, la bijouterie… Une femme
musulmane peut enseigner dans une école primaire mixte à condition que tous les
autres professeurs soient des femmes, ou dans une institution secondaire pour
jeunes filles. De même, les docteurs femmes et infirmières doivent travailler
dans les salles et hôpitaux réservés aux femmes. Les travailleuses sociales
sont aussi nécessaires pour traiter avec les jeunes délinquantes et les femmes.
Une religion pour les femmes?
La religion idéale pour une femme (s'il en fallait vraiment une) aurait
comme mentor une déesse qui comprend les femmes, telles qu'Isis, Vénus ou
al-Lat.
Allah et Jéhovah sont bien trop orientés sur le masculin, basés comme ils le
sont sur des sociétés patriarcales où le mâle est le chef de l'unité
économique, la famille. Le dieu monothéiste viril s'est assuré que la femme
soit gardée à sa place, au champ, à la crèche, à la cuisine et dans la chambre.
L'homme tient savoir que sa propriété serait transmise à sa semence.
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La sexualité dans le monde islamique
Quand on considère les
punitions coraniques contre la fornication et l'adultère, on penserait que la
promiscuité et les délits sexuels seraient minimes dans le monde musulman. Cependant,
le viol et la pédophilie ne sont, en général, pas rapportés pour la bonne
raison que c'est « la victime qui est blâmée »: un stigmate est
attaché à celles qui ont été agressées. Par exemple, une étude des agressions
sexuelles commises par des hommes adultes sur des enfants féminins ou des
jeunes filles a montré que presque la moitié d'entre elles avait été abusées
sexuellement en Egypte musulmane - un chiffre de 45 % à comparer aux 24 % des
Etats-Unis.
Pour des raisons scientifiques, on considère que la proportion de garçons et de
filles dans toute population est 50 pour 50. Par conséquent, la monogamie, le
mariage en groupes ou un mélange égaux de polyandrie et de polygynie sont
statistiquement possibles. Indubitablement, la monogamie est, socialement, la
structure la moins compliquée. Cependant, à l'époque de Mahomet beaucoup
d'hommes ont été tués en pillant et en luttant et il était donc possible pour
quelques-uns d'avoir plus d'une femme. La plupart des onze femmes de Mahomet
étaient des veuves. Quelques-unes grâce à lui! (Est-ce que vous pourriez aimer,
honorer et obéir à l'assassin de votre mari?)
Aujourd'hui, toutefois, si les hommes les plus riches ont jusqu'à quatre
femmes, il doit forcément y avoir nombre de célibataires ou d'hommes se mariant
sur le tard. La prostitution et la fornication étant interdites,
l'homosexualité haram, et la masturbation à dédaigner, la sexualité est
confinée au foyer. Les sœurs, cousines et domestiques remplacent souvent la
prostituée de la société occidentale. Une société basée sur la stricte
ségrégation des sexes crée une importante frustration sexuelle. Le seul conseil
de Mahomet aux hommes impécunieux était d'affaiblir leurs pulsions sexuelles
par le jeûne.
L'Islam ne condamne pas la sexualité en tant que telle, à la différence de Paul
qui a réussi à devenir le porte-parole principal pour le Christianisme. Son
idéal était le célibat. « Il est bon pour un homme de ne pas toucher une
femme. Je dis au célibataire… endurez tout comme moi (célibataire). Mais s'ils
ne peuvent pas se dominer, laissez-les se marier: car il est meilleur de se
marier que brûler en enfer». (Corinthiens, Chapitre 7)
Cependant la sexualité coranique paraît considérer principalement le point de
vue masculin. Les Compagnes du Jardin (houris) « non touchées avant
par l'homme ou les djinns » sont indubitablement destinées au
plaisir du mâle. De beaux jeunes hommes, cependant, ne sont pas promis aux
femmes qui arrivent au Paradis. (52:24)
L'Islam a une obsession au sujet de la virginité des filles. Dieu leur a
fournis un hymen pour prouver leur chasteté. Pourtant, seules 40% des filles
ont un hymen « normal » qui rompra et saignera pendant la nuit de
noce: pour 20% il est si fin qu'il casse pendant l'enfance, et 40% peut avoir
un hymen élastique qui ne rompt pas. Et voilà pour la téléologie, et pour le
concept selon lequel tout a un but prévu par dieu! Quelle justice divine fait
que plus de 30% des filles n'ont aucun saignement pendant leur premier acte
sexuel ? Le père de la mariée ne peut pas exhiber la serviette blanche
tachée de sang le lendemain matin.
La mariée est alors désignée à la honte et peut même être répudiée ou
assassinée. Dans un cas où un tel meurtre se produit, il est souvent rejeté par
le tribunal comme une question d'Izzat, « honneur ». Il y a
deux poids deux mesures, parce que l'homme est fier de ses exploits sexuels et
ne s'arrête pas à penser que sa juste part d'hymens est d'un seul par vie. A ma
connaissance, le Prophète Mahomet n'a eu qu'une seule vierge dans sa vie :
l'enfant-mariée Aïsha. Il n'a pas trouvé scandaleux d'aller où d'autres hommes
avaient été avant lui: il n'a cependant pas, aimé l'idée que d'autres hommes
lui succèdent après sa mort (33:53).
Il peut y avoir plusieurs raisons d'insister sur la virginité de la future
mariée. L'un, bien sûr, est la reconnaissance de paternité. L'autre est que le
marié peut instruire la jeune mariée à ses propres particularités sans risquer
d'être comparé aux autres amants. Mais le facteur économique est probablement
le plus important.
Dire « je vous répudie» trois fois est équivalent au jugement
provisoire de divorce dans la société occidentale, excepté que seul le mari
peut le dire. Le divorce ne devient pas définitif tant que l'iddah n'est
pas écoulé. L'iddah, une période de trois menstruations, assure l'ex-mari
qu'il n'a pas laissé d'héritier dans l'utérus et assure à tout mari futur que
l'utérus est prêt pour sa propre reproduction.
Le viol au Pakistan
Malheureusement, depuis que le Pakistan est redevenu un état islamique, le
viol des femmes a augmenté dramatiquement. Bien sûr, les chiffres officiels
diraient le contraire puisque, sous la Shariah, il est presque
impossible de prouver qu'un viol a eu lieu. Le viol est souvent utilisé comme
vengeance contre le mari d'une femme, son père, frère ou fils. Quand il est
utilisé contre un adversaire politique, il est appelé le « viol du
pouvoir ». Les violeurs ont souvent coupé le nez de leurs victimes pour
montrer qu'elles sont des « femmes déchues ».
Le viol ne peut être prouvé que s'il y a quatre témoins masculins adultes. (Le
témoignage d'une femme n'est même pas compté comme moitié de celui d'un homme
dans le cas des infractions capitales). Si le viol ne peut pas être prouvé, la
femme peut être accusée de fornication et risque la peine de mort. Il y a des
milliers de femmes dans les prisons du Pakistan accusée de « zina ».
Même si le crime n'est pas poursuivi, les parents peuvent s'attendre à ce que
la femme commette le suicide, de préférence en s'immolant. Ou bien son mari
peut divorcer ou, s'il doit rembourser trop de dot, l'envoyer dans un asile
d'aliénés.
L'association « Human Rights Watch » estime que les policiers
pakistanais abusent de 70 % des femmes confiées à leur garde, pourtant aucun
officier n'a jamais été pénalisé .
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La
circoncision féminine
Les mutilations génitales
féminine sont exécutées chez les musulmans en Egypte, au Soudan, en Arabie
saoudite, au Yémen du sud, aux Émirats Arabes Unis, au Bahrayn, en Oman, aux
Philippines, en Malaisie, au Pakistan et en Indonésie. Quelques apologistes
signalent qu'il n'est pas exécuté en Iran, Irak, Algérie, Libye, Maroc ou
Tunisie. Ils noteront aussi que la mutilation de la femme a été exécutée depuis
les temps pré-islamiques et est pratiquée dans quelques états africains
non-islamiques. Cela n'absout pas les musulmans de continuer cette tradition
barbare et jette le doute sur « le rôle civilisateur » de l'Islam. En
effet, certains membres du clergé préconisent encore la mutilation féminine. Ils
devraient plutôt s'élever pour condamner vigoureusement ces vieilles coutumes.
Il y a trois degrés principaux dans la « circoncision » féminine. Premièrement,
le « sunna adéquat » où le capuchon clitoridien est enlevé. Cette
méthode est analogue à la circoncision masculine et n'endommage pas
physiquement la sexualité féminine. Il peut surtout faire bien des dégâts
psychologiques, particulièrement par la façon dont elle est pratiquée sur les
filles plus âgées: plusieurs parentes maintiennent la fille et le morceau de
peau est enlevé avec une lame de rasoir.
Cette pratique n'a aucune justification coranique et le Prophète n'a pas fait
circoncire sa fille Fatima. Selon un hadith, il aurait dit à Umm Attiya qui
exécutait les excisions: « Réduisez, mais ne détruisez pas » (Il
n'aurait pas aimé voir sa sexualité réduite d'une once). La déduction de ce
hadith est de n'enlever que le gland (pointe) du clitoris. C'est analogue à
couper le gland du pénis. Cette circoncision est connue sous le nom de « sunna »,
bien qu'un autre nom parfois utilisé et plus approprié soit Khifad
(« réduction »).
Le deuxième niveau de mutilation féminine est la clitoridectomie où la totalité
du clitoris est enlevée. C'est particulièrement traumatisant pour la fille: la
douleur et les saignements peuvent durer des jours - le clitoris étant
particulièrement bien fourni en vaisseaux sanguins afin de pouvoir se dilater
sur stimulation. Cette opération est analogue à l'ablation du pénis de l'homme,
car le clitoris est le centre de la sexualité féminine et la plupart des femmes
ne peut pas atteindre d'orgasme sans cet organe. Quelle une chose terrible à
faire à votre fille! Si la sexualité nous est donnée par Allah, c'est qu'elle
est faite pour être utilisée et appréciée. Mais le désir sexuel n'est pas
réduit par la mutilation, seuls les moyens de le satisfaire le sont. Il n'est
donc pas surprenant que, si au lieu d'être chastement frigides, certaines de
ces femmes continuent une recherche constante de satisfaction.
Troisièmement, il y a la circoncision pharaonique (souvent appelée
l'infibulation, dérivée de la coutume romaine d'introduire des anneaux au
travers des vagins des femmes esclaves). Tous les organes génitaux externes
sont enlevés: le clitoris, les petites et les grandes lèvres. Ce qui reste de
la vulve est cousu en laissant un petit trou pour laisser s'échapper l'urine et
les menstrues, mais la pénétration par un pénis est impossible. Au mariage, les
machos virils essaient de pénétrer, causant souvent le « hufta »
- invagination de la peau près l'ouverture. En cas de divorce, les pressions
sociales dictent que l'ouverture doit à nouveau être recousue. A
l'accouchement, la peau doit être coupée, mais même alors il peut y avoir des
complications: travail prolongé, mort fœtale et dégâts au cerveau.
Beaucoup de mâles préfèrent la méthode pharaonique, car l'orifice vaginal peut
être serré de manière à rehausser leur plaisir sexuel même si cette pratique
est douloureuse à la femme. En effet, beaucoup des femmes trouvent le sexe anal
préférable. Si la femme est Makhtoma, trop serrée, elle peut mettre une
heure à vider sa vessie et il est commun de voir l'abdomen d'une fille enfler
avec le sang menstruel - des filles ont même été assassinées par leurs pères
qui pensaient qu'elles étaient enceintes.
La circoncision pharaonique provoque souvent un traumatisme permanent, la
frigidité, les infections urinaires et gynécologiques, les avortements ou la
stérilité, les règles douloureuses, les fistules, la persistance d'un tissu
cicatriciel, les abcès et même les cancers… Et pourtant, les parents de la
fille tout comme le marié la souhaitent. La petite fille âgée de 4 à 8 ans doit
avoir son tahara (purification), car elle serait socialement
inacceptable dans un état Ghalaja (incirconcis).
Le nom « sunna » (les traditions de Mahomet) ne devrait pas
être donné à une quelconque méthode de circoncision, car les études ont montré
que ce nom, lié à la religion, était la principale raison donnée par les hommes
pour approuver la circoncision. Cependant, ils devraient reconnaître que
beaucoup de maris aiment être en situation de contrôle de l'acte sexuel. Les
maris voudraient être capable de le prolonger ou d'y mettre fin quand cela leur
convient, sans considération de la femme. Ils peuvent être comparés avec les
nécrophiles, mais peu d'hommes normaux occidentaux trouveraient que la
passivité de la femme contribue au plaisir sexuel.
Une des raisons donnée pour justifier la mutilation féminine est parfois
qu'elle prévient la promiscuité. Pourtant, une étude faite au hasard auprès de
200 prostituées du Caire a montré que 170 d'entre elles avaient souffert une
clitoridectomie, exactement le même pourcentage (85%) que la population
générale. Des cinquante femmes qui avaient eu des expériences sexuelles avant
la circoncision, aucune n'avait été capable d'atteindre le niveau de satisfaction
qu'elles avaient pu connaître auparavant .
Mais la fille ne doit pas seulement affronter la circoncision physique, il y a
également la dénégation du développement mental et psychologique. L'ignorance
du corps humain et du sexe est considérée comme une vertu. L'expérience et la
connaissance de la vie sont regardées comme scandaleuses. La passivité de la
personnalité est considérée comme une condition préalable chez une épouse.
Honte et respect
La femme qui bavarde haut, qui est trop animée et désinvolte, qui lance des
coups d'œil ou n'est pas modeste dans sa façon de marcher et son habillement
est Be-Sharm, honteuse. Une jeune fille qui couvre sa tête quand son
père entre la pièce est agréablement modeste ou réservée. Elle montre Izzat,
du respect pour son père.
Les plus jeunes femmes, les célibataires et les jeunes mariées doivent toutes
montrer du respect aux femmes plus âgées en leur montrant de la déférence
pendant la conversation. Les femmes âgées transmettent les ordres des hommes,
sont habituellement les gardiennes des traditions et peuvent être des tyrans
dans leurs maisons. Quand une visiteuse vient, les plus jeunes continuent leur
couture ou leurs occupations sans interrompre la conversation de leur mère. Il
est rare pour un gendre de visiter sa belle-mère, mais, quand il le fait, elle
doit le traiter avec réserve et manque de confiance en soi parce qu'il est le
chef de la famille de sa fille. Les jeunes femmes doivent parler à voix basse à
leurs aînées et, à l'exception des salutations qu'elles doivent initier, se
contenter de répondre positivement à leurs conversations et directives. Elles
doivent courber la tête et se couvrir la bouche de leurs mains. Elles doivent
éviter de les regarder dans les yeux.
En de nombreux endroits du monde islamique, les mariages sont encore arrangés. Même
la honte d'un « mariage d'amour » est dissimulée comme un
arrangement. On s'attend à ce que la mariée soit modeste et réservée. Elle
s'assied tranquillement avec la tête courbée et ne peut pas sortir « de sa
coquille » pendant les semaines ou les mois qui suivent, parfois pas avant
la naissance de son premier bébé. Il est rare qu'une fille célibataire assiste
à un mariage, car certaines remarques risqueraient d'être trop osées pour elle.
S'ils peuvent l'assumer, les mariés auront encore des chambres séparées par
égard pour la modestie des plus jeunes filles de la maison. On n'appelle pas la
jeune mariée par son prénom, même pas son mari. Elle est la fille (bint).
Quand son premier fils naît, elle devient la mère (umm) et cette
appellation la suivra jusqu'à sa mort.
La nudité
La nudité est généralement considérée comme une honte et la femme chaste
entre furtivement sous le couvre-lit. Le Coran dit aux musulmans: « 0h
vous Enfants d'Adam! Nous vous avons donné de quoi vous vêtir pour couvrir
votre honte… » (7:26) « Ne laissez pas Satan vous séduire de la même
manière qu'il a eu raison de vos parents au Jardin, les déshabillant pour
exposer leur honte ». (7:27)
Dans le hadith 134 (Sahih Muslim), le Messager a dit: « Un homme ne
devrait pas voir les parties intimes d'un autre homme, et une femme ne devrait
pas voir les parties intimes d'une autre femme ». Il est également défendu
aux hommes et aux femmes de voir les parties intimes du sexe opposé. Le mari
peut se montrer devant sa femme et vice versa au moment du rapport sexuel, mais
ce n'est pas souhaitable. C'est, cependant, admissible dans les cas de stricte
nécessité, par exemple, lors d'un examen médical et d'un traitement. Pourtant,
dans de nombreux cas, un mari n'a pas permis à sa femme sur son lit de mort de
recevoir les soins d'un docteur homme.
Le hadith 135 (Sahih Muslim) raconte que les Enfants d'Israël ont perdu leur
pudeur et se sont adonnés à la dépravation morale en se baignant nus l'un
devant l'autre. Seul Moïse a pris son bain isolé. Cependant, un jour, il a
laissé ses vêtements sur un roc et, le roc s'étant déplacé, Moïse a dû courir
après lui. Pendant que Moïse rattrapait ses vêtements et châtiait le roc en le
frappant, tout le monde avait eu le temps de le voir nu. Cela a clarifié une
pomme de discorde: certains pensaient que Moïse était prude parce qu'il avait
une hernie du scrotum.
Purdah
Le chador et la burkah ne sont pas communs à la totalité du
monde islamique, mais les intégristes musulmans voudraient qu'il en soit ainsi.
Le Prophète a dit qu'il ne devrait y avoir aucune beauté dans l'habillement de
la femme et « qu'il n'était pas légal, après la puberté, de montrer plus
que le visage et la main en-deça du poignet ». Beaucoup de filles intégristes
voilent leur visage comme un signe de Taqwah, (conscience d'Allah).
Le seul moment où un homme couvre son visage est pendant son mariage quand un
voile de fleurs le protège du « mauvais œil ».
La réclusion des femmes dans la maison et sous les vêtements mène à leur
anéantissement social. La rigueur avec laquelle une femme musulmane observe le purdah
dépend de sa situation économique. Les femmes pauvres doivent travailler dans
les champs, aller chercher de l'eau, rassembler le bois à brûler et s'occuper
des animaux.
On peut parler d'échec de la religion si son système de moralité ne peut pas
réguler la conduite sans ségrégation des sexes. Hommes et femmes peuvent avoir
un rapport social sans rapport sexuel. La punition de l'inconduite dans le
présent ou l'au-delà n'est pas aussi morale qu'apprendre à traiter d'autres
êtres humains comme des individus valables qui méritent le respect. L'humanisme
est de loin plus éthique que le fondamentalisme religieux.
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“Jamais sans
ma fille”
Le scélérat dans cette histoire
vraie est Sayyed Bozorg Mahmoody. Le titre Sayyed signifie qu'il est un
des descendants directs du Prophète. Il a été élevé par des parents religieux,
mais a quitté l'Iran pour les Etats-Unis et n'a plus observé strictement les
coutumes musulmanes. “Moody”, comme il a été surnommé, a étudié, est devenu
anesthésiste et paraissait complètement « américanisé » quand il a
rencontré Betty, une divorcée. Après trois années de fréquentations, ils se
sont mariés dans une mosquée, mais il n'a pas fait d'efforts pour la convertir
à Islam.
Plusieurs années plus tard, cependant, en 1979, Moody a été inspiré par la
situation révolutionnaire en Iran, a participé aux marches contre le Chah, a
acheté un gros récepteur de radio pour écouter des ondes courtes, a lu toute la
littérature pro-Khomeini qu'il trouvait et a reçu de jeunes étudiants iraniens.
La religion islamique a pris une part plus importante dans sa vie.
En 1980, ils ont eu une fille qu'il a nommé Mahtob, Clair de lune. Quand elle a
eu quatre ans, Moody a insisté pour partir deux semaines en congé pour visiter
ses relations en Iran. Betty ne voulait pas y aller, mais elle a eu peur qu'il
ne prenne Mahtob avec lui et qu'elle ne la revoie plus jamais. Son mari a juré
sur le Coran qu'ils reviendraient tous aux Etats-Unis; elle ne savait pas que
l'on peut casser un tel serment s'il est pour le plus grand plaisir d'Allah. En
effet tout accord avec un non-croyant peut être cassé par un croyant.
A la fin du congé de quinze jours, Betty a découvert que le Code Légal Iranien
considérait qu'elle et sa fille étaient des citoyennes iraniennes et, étant
femmes, étaient des citoyens de deuxième-classe. Elle aurait pu être exécutée
si elle avait essayé d'enlever Mahtob de la République Islamique contre les
souhaits de son mari.
Moody est passé de plus en plus sous l'emprise de sa famille et le héros macho
frappait Betty chaque fois qu'il pensait qu'elle en avait besoin. Il la faisait
espionner par sa famille et ne lui permettait pas d'utiliser le téléphone. Quelqu'un
l'accompagnait chaque fois qu'elle est sortait.
Les coutumes et le manque de l'hygiène la dégoûtaient. A plusieurs reprises,
elle a été assaillie par les gardes révolutionnaires avec des mitrailleuses
parce qu'elle avait montré une fine mèche de cheveux. Les inconsistances
étaient incongrues: le programme de la télé pour les enfants a montré une femme
donnant naissance à un bébé - non que je désapprouve ce fait - mais la femme
avait le visage encombré d'un chador. De même, les femmes allaitaient
dans les rues et les hommes urineraient dans les rigoles.
Pendant quelques temps, Betty a prétendu s'accommoder à l'Islam pour que son
mari lui laisse plus de libertés. Elle a découvert, dans une classe coranique
pour femmes anglophones, que frapper les femmes était la norme.
Mahtob a commencé l'école et, avec les autres petits de cinq ans, devait
hurler, « Mort à l'Amérique ». Betty a pris contact avec la Section
des Intérêts Américains de l'Ambassade Suisse et quand Moody l'a découvert, il
a menacé la tuer. Il est devenu de moins en moins rationnel et se serait sans
aucun doute passé de Betty, s'il n'avait eu besoin d'elle pour la liquidation
de ses biens aux Etats-Unis. Il était prêt à lui permettre de s'y rendre dans
ce but et pour aller voir son père mourant à la maison mais, bien sûr, il ne
permettait pas à Mahtob de l'accompagner.
Betty avait eu la chance de trouver un lieu sûr à Téhéran: quelques membres des
forces démocratiques étaient prêts à risquer leurs vies pour aider ceux qui
voulaient s'enfuir. Ils ont même payé d'avance, de leurs propres poches, pour
des guides et le transport, prenant le risque de n'être jamais remboursés.
Un jour, alors que Moody avait été appelé au loin pour une urgence, elles ont
pris la fuite. Bien que ce fût l'hiver et qu'il y ait eu de la neige dans les
montagnes où elles étaient, elles ont pu fuir vers la Turquie avec l'aide des
contrebandiers kurdes.
En sûreté aux Etats-Unis, elles ont changé de noms pour se protéger de l'Iran. A
part co-écrire son livre, Betty donne des conférences pour mettre les femmes en
garde contre le mariage avec les musulmans. Ils peuvent paraître des amants
attentifs et des papas-gâteaux mais, il reste toujours à l'arrière-plan le
lavage de cerveau, le sens de supériorité virile et la conscience d'Allah.
Plus d'un millier de femmes et d'enfants occidentaux sont retenus contre leur
volonté dans les pays islamiques.
Quelques lois iraniennes qui discriminent contre les femmes et sont en
contravention à l'Article 16 de la Convention de l'ONU:
Le Code Civil Iranien Article 1105:
Le mari est le chef de la maison. Entre mari et femme, le rôle de chef de
famille fait partie de la qualité et du droit de l'homme.
Le Code Civil Iranien Article 1050:
Le mari a le droit de choisir le lieu de résidence de la famille.
Le Code Civil Iranien Article 1143:
La femme doit obéir aux souhaits de son mari et si elle refuse d'exécuter
ses devoirs matrimoniaux sans excuse raisonnable, elle n'aura pas droit à
l'entretien.
Le Code Civil Iranien Article 1133:
Un homme a le droit de divorcer de sa femme quelque que soit le prétexte.
Le Code Civil Iranien Article 1029 & 1130:
La loi donne aux femmes le droit de demander le divorce uniquement pour des
circonstances très exceptionnelles.
Le Code Civil Iranien Article 1169:
A la dissolution du mariage, une femme perd le droit de garde de ses
enfants en faveur de leur père lorsqu'ils atteignent l'âge de 7 ans pour les
filles et de 2 ans pour les garçons.
Un père a seul le droit de garde de ses enfants. A sa mort, le grand-père
paternel acquiert ce droit. En cas d'absence de ce dernier, n'importe qui avait
été nommé par le père est intitulé à la garde.
Le Code Civil Iranien Article 1060:
Le mariage des femmes musulmanes iraniennes aux hommes non-musulmans est
strictement interdit. Le droit pour une femme mariée de voyager à l'étranger
est sujet au consentement écrit du mari.
La santé des enfants
Dans les seuls pays arabes, un million d'enfants meurent chaque année avant
d'atteindre leur premier anniversaire comme résultat de maladie et de
malnutrition. A la différence de l'Occident, les bébés-filles ont un plus haut
taux de la mortalité, fait souvent dû à la négligence parce que le père est
indifférent vis-à-vis d'elles.
Femmes musulmanes en Inde et au Bangladesh.
Les femmes musulmanes sont déférentes vis-à-vis des hommes. Elles ont été
conditionnées à se sentir impures parce qu'elles ont leurs règles et portent
les enfants. Leur dépendance économique et leur manque de pouvoir les font se
sentir inférieures. Les traditions transmises de mère en fille pendant des
siècles les ont rendues idéologiquement subalternes aux hommes. Elles ont
accepté les idées qui les dévaluent et les dégradent et leur fournissent une
image négative de soi-même .
« Battre sa femme est souvent une porte de sortie pour le sentiment
d'impuissance et de frustration de l'homme face la misère totale. Les menaces
de polygamie et de divorce aident les maris à s'assurer l'obéissance de leurs
femmes. La polygamie apporte rarement le bonheur parce que les femmes se
querellent et rivalisent pour l'amour et l'attention ».
Le mariage est la norme et peut avoir lieu aussitôt après la première
menstruation de la fille. La plus grande partie de la vie d'une femme se passe
à porter et à élever des enfants. L'absence d'enfants est la faute de la femme.
La femme qui ne fournit pas à son mari des héritiers mâles est dénigrée parce
que la lignée meurt sans un mâle pour porter le nom. Les fils sont également
considérés comme une assurance contre l'indigence dans vieillesse.
A la différence du monde occidental, les hommes vivent plus longtemps que les
femmes. Les suicides sont presque exclusivement féminins à cause de la
situation désespérées de leurs vies. Pour les cinquante millions de femmes
musulmanes en Inde, l'espérance de vie est de 45,6 ans comparée avec 47,1 ans
pour les hommes. La femme moyenne, près de la ménopause, a eu 6,4 enfants
vivants et cela ne prend pas en considération le grand nombre d'enfants
morts-nés ou la mortalité pré-natale. Les femmes risquent plus que les hommes
de mourir à cause des dangers de la grossesse, d'autant plus qu'elles sont
souvent mal-nourries et manquent d'installations médicales hygiéniques. Dans
les familles pauvres, le mari mange en premier lieu, puis, les enfants et la
femme en dernier lieu s'il reste quelque chose.
Les femmes musulmanes menacent de se suicider
Pune, le Forum de l'Égalité des Femmes Musulmanes Indiennes, veut mettre fin au
« talaq» et à la polygamie sinon, des centaines des femmes
musulmanes s'immoleront par le feu sur les places publiques partout en Inde. A
cause d'une infâme loi musulmane, les femmes musulmanes indiennes sont soumises
à quelques-unes des provisions de Shariah des états islamiques bien
qu'elles vivent dans une société soi-disant séculière.
« Les femmes musulmanes ont souffert les pires atrocités, la
discrimination sexuelle et religieuse, les humiliations massives et la
persécution à cause de cette Loi Personnelle Musulmane outrageante. Les femmes
musulmanes sont prêtes à faire le sacrifice suprême plutôt que tolérer à jamais
ces injustices. Des millions des femmes sont prêtes à quitter l'oumma. Nous ne
pouvons pas être forcées à rester dans une communauté qui pratique le
terrorisme contre les femmes : « Si vous ne nous autorisez pas à
vivre avec honneur, vous ne pouvez pas nous empêcher de mourir avec dignité.»
en_haut
Les femmes en Afghanistan
L'Afghanistan est musulman depuis longtemps: la conquête de la région, en l'an
1000, a mené au massacre de la population hindoue. En effet, « Kush
Hindou » veut dire « massacre indou ». En avril 1992, les
rebelles islamiques ont renversé le gouvernement communiste après 14 ans de
guerre civile. Cinquante mille Hindous avaient dû fuir Kabul, la capitale.
En fait, les communistes avaient seulement tenu Kabul et les autres villes. La
vie dans les montagnes avait continué sur le même modèle que pendant les
siècles précédents. La société était patriarcale: les filles étaient assassinées
si elles refusaient des mariages arrangés ou si elles brisaient des tabous
islamiques. L'éducation des filles de la campagne était inexistante: dans la
totalité de l'Afghanistan, 11 % des jeunes femmes pouvaient lire, comparé à 46
% des jeunes hommes. Les docteurs hommes ne pouvaient pas examiner les femmes
et les soins de santé étaient presque inexistants - l'espérance de vie d'une
femme afghane est 42 ans. Seuls 8 % des naissances sont assistés par des
médecins ou des accoucheuses compétentes et le taux de mortalité maternelle par
100.000 naissances d'enfants vivants est de 690 comparés à 8 aux Etats-Unis.
L'élan pour la rébellion était le « féminisme » évident dans les
villes: les femmes ont porté des jeans et des jaquettes de treillis, des jupes
et des chemisiers. Elles ont montré leurs cheveux, ont dansé avec les hommes et
se sont maquillées. Les filles ont été scolarisées et se sont mélangées aux
garçons. Les femmes ont travaillé et ne sont plus restées à la maison. Elles
ont choisi elles-mêmes leurs amants et maris. Pareille situation devait être
arrêtée et l'a été. En effet, si une seule chose unissait les groupes musulmans
disparates, c'était de vouloir supprimer les droits de la femme.
Mise à jour Afghanistan
de “La Babouche Gauche” ( http://hraic.org.uk/french)
En janvier 1999, la plus grande partie de l'Afghanistan a été prise sous la
domination de la milice des Talibans, un groupe ultra-intégriste d'étudiants
islamiques supporté par le Pakistan.
Ils ont ré-introduit l'amputation pour vol, la lapidation pour adultère, ont
interdit la musique, la danse, les échecs, les vidéos et la télé. Les domaines
qui visent les femmes en particulier:
16/8/97 Il est interdit aux femmes de pratiquer un sport.
27/2/98 Trente mille spectateurs, au stade sportif de Kabul, ont regardé
pendant qu'une adolescente recevait cent coups de fouet pour s'être promenée
avec un homme non-apparenté.
8/10/98 Le Ministère taliban pour la « Promotion de la Vertu et la
Suppression du Vice » a interdit aux tailleurs de prendre les mesures des
femmes.
5/8/98 Un chercheur des Médecins pour « les Droits Humains », Zohra
Rasekh, qui parle farsi, a affirmé que le régime islamique Taliban a visé les
femmes pour une extrême répression et a puni brutalement toute infraction. « A
notre connaissance, aucun autre régime dans le monde n'a méthodiquement et
violemment menacé la moitié de sa population de maisons d'arrêt, lui
interdisant sous peine de punition de montrer son visage, d'assister à l'école
et d'obtenir des soins médicaux sans l'escorte de son mari, père, frère ou
fils».
« En public, les femmes doivent être couvertes de pied en cap dans un burqa
avec seulement une ouverture grillagée pour voir et respirer ».
Les organisations d'aide qui travaillent en Afghanistan se sont plaintes que
leur accès aux destinataires de l'aide féminine ait été sévèrement restreint
par les décisions des Talibans.
Complément: Arabie Saoudite
(from http://hraic.org.au/history.html)
En 1957, le roi Saud a interdit aux femmes de conduire. Ce ne peut bien sûr pas
être inscrit dans la Shari'a, puisqu'aucune voiture n'existait au temps
de Mohamet. La raison donnée est qu'une femme correctement habillée ne pourrait
pas changer de pneu, parler à la police de la route ou à d'autres conducteurs. La
raison principale, cependant, est sans doute de contrôler les mouvements de
femmes à la lumière de l'obsession musulmane pour la sexualité féminine.
Une femme célibataire et un homme ne peuvent pas monter dans la même voiture. Les
hommes et femmes sont séparées dans les autobus par une cloison d'acier. Les
femmes peuvent uniquement travailler dans des secteurs tels que la médecine ou
l'enseignement où elles n'ont aucun contact avec les hommes. S'il nécessaire de
contacter un homme, ce doit être fait par téléphone ou par courrier. Parfois
une équipe mari et femme peut vaincre la ségrégation et agir comme
intermédiaires pour les deux sexes. Dans les universités, les filles sont
écartées dans des pièces séparées où elles peuvent regarder un conférencier
homme à la télévision du circuit fermé; cela a pour résultat qu'elles ne
peuvent pas participer complètement aux cours.
En 1980, il a été interdit aux étudiantes diplômées de l'université de quitter
le pays pour continuer leurs études: la raison vraisemblable était qu'elles
auraient pu revenir avec des idées dangereuses. Il est interdit aux femmes
d'aller à bicyclette ou de faire du jogging. En 1977, le personnel féminin de
bureau, bien qu'en petit nombre, a été interdit de travailler dans le même
bureau que les hommes. Il y a une proscription de nager en groupes mixtes dans
les piscines des hôtels et de se tenir la main en public.
8 juin '98: Arrêter l'oppression de nos sœurs musulmanes,
par Ausma Zehanat Khan (voyageuse australienne)
Assalam u alaikum, à tout ceux d'entre vous qui se disent nos frères. J'écris
en tant que votre sœur, votre amie, votre associée dans le voyage de la vie,
mais principalement en tant que votre victime. J'ai découvert que quelques
faits sont en effet plus désagréables que la rencontre avec les soldats
israéliens et les interrogatoires aux points de contrôle. Ce sont les
rencontres avec les siens.
Je me sens en effet solidaire de mes sœurs car chaque fois qu'elles sortent de
leurs maisons, elles doivent se battre contre de nombreuses avances et
remarques. Au Caire, il y a un endroit qui est exclusivement peuplé de jeunes
hommes dont le seul objectif dans la vie semble être d'attendre que des femmes
apparaissent sur le trottoir, et de les harceler jusqu'aux larmes ou pire. Des
hommes qui nous suivraient chaque pas à pas, sifflant, jurant et faisant de
grasses plaisanteries… se frottant contre nous, nous lançant des œillades, nous
pinçant, les mains baladeuses… Si vous les ignorez, ils se permettent de plus
grands abus. Si vous leur parlez pour les réprimander, ils le prennent comme
invitation. Si vous leur rappelez le nom d'Allah, ou du prophète, et que vous
leur disiez "haraam alaik, vous vous dites musulman?", ils se
moquent de votre accent arabe. Ils ne font vraiment aucune différence selon que
vous soyez couvertes ou pas. J'en ai fait l'expérience. Du hijab complet
aux cheveux découverts et aux vêtements réduits. C'était pire dans certains
endroits que dans d'autres. Le Caire est redoutable, Amman tolérable, Jérusalem
plaisant, Lahore inimaginable. (J'ai essayé d'expliquer) avec embarras et
excuses à mon amie américaine pourquoi les hommes musulmans n'ont aucun respect
pour les femmes. Nos hommes traitent les femmes étrangères comme si elles
n'existaient que pour être pourchassées puisqu'elles sont
"immorales". Mais notez qu'il n'y aucune réflexion sur l'immoralité
des hommes qui s'attaquent à elles.
On se sent de la sympathie pour les hommes qui ont cette lecture bornée et
rigide de l'Islam et qui sont opprimés par la pauvreté et l'analphabétisme…
mais la sympathie la plus grande va aux victimes de leur situation fâcheuse. Je
crois que cette situation est une conséquence directe d'une lecture
autoritaire, littérale et hégémonique de l'Islam - lecture imposée aux pauvres
et aux faibles jusqu'à ce qu'ils l'adoptent comme leur propre foi. Avant que
nous n'élevions le drapeau de l'Islam, que nous ne parlions du Coran comme seul
modèle ainsi que des maux intégrés des sociétés occidentales, nous devons jeter
un coup d'œil très attentif aux réalités dérivées de l'Islam. (Extrait de la
revue islamique australienne, juin 8, 1998)
« Femmes sous Lois Musulmanes »
Réseau de solidarité internationale. Coordination Centrale: Boîte Postale
23, 34790 Grabels, France. Coordination pour l'Asie: 18a, Route principale, P0
Moghalpura, Lahore 15, Pakistan,.
« Femmes sous Lois Musulmanes » est un réseau de femmes dont les vies
sont façonnées, conditionnées ou gouvernées par des lois, écrites et non
écrites, sorties d'interprétations du Coran reliées aux traditions locales. De
manière générale, les hommes et l'Etat utilisent ces lois contre les femmes et
ils en ont fait autant sous différents régimes politiques.
« Femmes sous Lois Musulmanes » s'adresse aux femmes qui vivent là où
l'Islam est religion d'État, ainsi qu'aux femmes qui appartiennent aux
communautés musulmanes gouvernées par les lois de minorités religieuses, aux
femmes des états séculiers où l'Islam s'étend rapidement et où les intégristes
demandent une loi religieuse pour leur minorité, aux femmes des communautés
musulmanes immigrantes d'Europe et d'Amérique, et aux femmes non-musulmanes,
qu'elles soient indigènes ou étrangères, vivant dans les communautés ou pays
musulmans où les lois islamiques leur sont appliquées, à elles et à leurs
enfants.
« Femmes sous Lois Musulmanes » a été créée en réponse à des
situations qui exigeaient une action urgente pendant les années l984-85. Par
exemple :
- Le cas de trois féministes, en Algérie, arrêtées et emprisonnées sans
jugement, gardées au secret pendant sept mois, pour avoir discuté avec d'autres
femmes du projet de loi connu sous le nom de « Code de la Famille »
qui était très défavorable aux femmes.
- Le cas d'une femme indienne sunnite qui a déposé une pétition à la Court
Suprême critiquant la loi de la minorité musulmane qui s'est appliquée à elle
lors de son divorce, lui déniant des droits autrement garantis par la
Constitution de l'Inde à tous les citoyens.
- Le cas d'une femme d'Abu Dhabi, accusée d'adultère et condamnée à être
lapidée à mort après avoir accouché et sevré son enfant dans les deux mois.
- Le cas des « Mères d'Alger » qui ont lutté pour la garde de leurs
enfants après le divorce, parmi d'autres… (Abrégé)
« Femmes Contre le Fondamentalisme »
BM Box 2706 Tel: 081-571 9595 Londres UK
L'association « Femmes contre le Fondamentalisme » a été lancée, le 6
mai 1989, pour défier la montée du fondamentalisme dans toutes les religions. Les
groupes des femmes impliquées dans cette campagne incluent les « Sœurs
Noires de Southall », « Le Refuge Brent des Femmes Asiatiques »
et « L'Organisation des Femmes Iraniennes » en Grande-Bretagne.
Le fondamentalisme apparaît sous de nombreuses formes dans les religions à
travers le monde, mais au cœur de tous les ordres du jour intégristes, il y a
le contrôle de l'esprit et du corps de la femme. Tous les intégristes religieux
supportent la famille patriarcale en tant qu'agent central de ce contrôle. Il
considère les femmes en tant que conservatrices des moralités et valeurs
traditionnelles de la famille comme de la communauté entière. Nous devons
résister au contrôle croissant que le fondamentalisme impose sur la totalité de
nos vies. Cela signifie que nous devons prendre des mesures sur des questions
telles que nos droits reproducteurs et lutter pour sauvegarder et étendre le
droit à l'avortement et pour résister à la stérilisation forcée. Nous devons
lutter contre les confédérations religieuses qui nous dénient le droit à
l'autodétermination de notre propre sexualité et justifient la violence contre
les femmes.
En Grande-Bretagne, aujourd'hui, la résistance au fondamentalisme implique une
lutte contre l'État et contre les dirigeants religieux. Nous devons contrer la
supposition que les minorités dans ce pays existent comme les groupes unifiés,
intérieurement homogènes. Ce point de vue suppose que les voix des femmes sont
représentées par les « chefs de la communauté » qui leur refusent une
voix indépendante. Nous refusons également le consensus multiculturel, forgé
par les sections de tous les partis politiques, qui livrerait le futur des
femmes aux mains d'intégristes, « chefs de la communauté », en les
nommant représentants de la communauté toute entière.
La nouvelle législation a autorisé les forces intégristes de toutes les
religions à organiser leurs demandes. L'Acte de la Réforme de l'Éducation a
réimposé l'assemblée chrétienne dans les écoles étatiques, aliénant de nombreux
parents non-chrétiens. En même temps, l'extension de l'aide de l'état aux
écoles non-chrétiennes a été promise. C'est un développement inquiétant pour
tous ceux qui ont lutté pour améliorer l'éducation publique. Toutes les écoles
religieuses ont une idée profondément conformiste du rôle des femmes. Ils
refuseront aux filles des occasions auxquelles elles commençaient seulement à
avoir accès. Le besoin de lutter contre le fondamentalisme est donc au premier
rang de l'ordre du jour politique en Grande-Bretagne, surtout pour les femmes.
Plus spécifiquement nous demandons:
1. La fin du financement des écoles religieuses et de l'obligation d'éducation
religieuse particulière par l'Etat, y compris les assemblées chrétiennes dans
les écoles de l'état.
2. Le développement d'une politique sociale qui concerne les besoins
spécifiques des femmes et qui ne prétend pas négocier avec elles sur la base de
suppositions racistes et sexistes, impliquant la façon dont elles sont
supposées se comporter selon leur origine raciale ou culturelle particulière… (Abrégé)
Allah, s'il Vous plaît, laissez-nous pleurer en paix!
« Allah Amader Kandte Daoo! » par Jahanara Begum
S'il vous plaît, Allah, laissez-nous seules pleurer en paix. Par derrière le
voile, au-delà du regard public, nous voulons pleurer jusqu'à ce que nous
n'ayons plus de larmes. C'est le droit seul que vous nous avez laissé, à nous,
femmes musulmanes, partout dans le monde islamique où vos lois sont suivies
méticuleusement.
Le monde non-musulman a subi tant de changements, tant d'évolutions au cours
des siècles; année après année, dans les domaines scientifiques et
philosophiques, de nouvelles découvertes sont faites, partout dans le reste du
monde, pour améliorer les vieilles idées et croyances. Mais nous sommes
attachées aux chaînes rigides et immuables de vos lois, Allah, à jamais. Personne
n'est jamais venu pour notre émancipation. Notre société est unique!
Les hindoues peuvent écrire sans crainte sur les injustices et les autres
insuffisances de leur système social, mais nous, les musulmanes, nous avons
peur de critiquer les défauts de la société islamique. Plus de cent avocates
ont demandé l'émancipation des femmes dans les rues de Lahore, au Pakistan
Islamique. Les « héroïques » agents de police pakistanais les ont
attaquées avec des bâtons. Une musulmane, membre du parti ADMK d'Inde avait
soulevé le sujet de l'émancipation des femmes musulmanes d'Inde au parlement de
la nation - mais alors, tous les membres progressistes du parlement sont restés
silencieux sur la question, parce que personne n'a voulu offenser les mollahs
intégristes et perdre les votes musulmans.
Nos chefs politiques utilisent des mots percutants et nobles, tels que
« liberté », « non-discrimination », « laïcisme »
et beaucoup d'autres aussi beaux. Mais hélas, ils n'appliquent pas un mot
similaire à la vie quotidienne de notre société musulmane…
Quelle existence insupportable pour nous de vivre et survivre parmi les autres
épouses! Les enfants innombrables, les environnements malsains, la pauvreté et
le manque d'éducation ont fait de nos vies sociales une véritable gageure. Les
bagarres fréquentes entre épouses sont si dégradantes! Et alors, que Dieu le
défende, si le miyan ou le mari intervient dans l'échauffourée, nous
sommes battues comme des bêtes jusqu'à ce que nous ne puissions plus le
supporter. Et après le châtiment, le miyan prend son autre femme dans la
chambre pour rendre la situation plus dégradante encore, et nous ferme la porte
au nez.
S'il y a la moindre imperfection dans l'attention de la femme aux besoins
physiques du miyan ou mari, le malheur s'abat sur elle. Elle va souffrir à
jamais d'une incertitude aiguë et d'une inquiétude intense. La seule
prononciation du mot « Talaq » à trois reprises peut déplacer
le monde de sous les pieds de la femme musulmane. La conséquence? Le travail
sous-payé ou la prostitution. Les enfants sont privés de l'amour de leur mère et
souffrent d'un intense sentiment d'insécurité ainsi que d'un environnement
malsain. Si les enfants réussissent à subsister, la société est alors accablée
de plus de mendiants et de criminels. De l'aveu général, si ces événements ont
également lieu dans les autres sociétés, ils sont beaucoup moins nombreux et,
ce qui est plus important, pareille situation ne peut pas persister au nom de
la « religion » alors que, dans notre société, les mollahs prêchent
pareil traitement des femmes au nom de « l'Islam ». La devise parmi
nous est: « Multipliez-vous et profitez ; vainquez la terre par
l'augmentation de la natalité ». Et nous, les femmes musulmanes mariées,
devons porter tout le fardeau de cette tactique. C'est pourquoi personne ne
trouve jamais une femme musulmane mariée qui ne nourrit pas son propre bébé ou
n'est pas enceinte. Elles sont enceintes tout le temps. Elles meurent jeunes.
Nous avons tout le temps à l'esprit que Kazi Abdul Odud a dit un jour qu'au
cours des 1400 dernières années, l'Islam n'a pas été capable d'allumer une
petite bougie qui extirpe l'obscurité de la civilisation humaine.
Le gouvernement d'Inde nous a donné le droit de vote, mais nous a refusé une
vie maritale saine et paisible en perpétuant le « Code du Mariage
Personnel Musulman ». Le « Décret du Code Hindou» a libéré les femmes
hindoues mais nous sommes toujours victimes des pratiques polygames. Aucun
remède n'a été proposé pour éviter les divorces frivoles dans notre société
islamique.
Si nous arrivons à être l'une des nombreuses femmes d'un riche musulman, nous
passons nos vies dans la jalousie, la rivalité et les grossesses interminables.
Si d'autre part, nous appartenons à un mari pauvre, c'est le travail dur à vous
casser les reins toute la journée et, de toute façon, une grossesse après
l'autre aussi. L'incertitude et l'insécurité de nos vies n'affectent pas
seulement nos propres vies, mais celles de nos enfants également.
Ils n'ont aucun meilleur choix que d'aboutir dans la mendicité et les crimes de
rue. Vous avez vu les foules de femmes musulmanes et de leurs nombreux enfants
qui errent autour de la gare Howrah de Calcutta. Qu'elles soient musulmanes
peut être deviné par la présence des mollahs barbus qui errent autour d'elles. La
seule inquiétude des mollahs est de s'assurer que ces femmes restent
musulmanes. Ils ne sont pas préoccupés de leur santé, bien-être, sécurité et
dignité.
Et ainsi, il n'y a rien à espérer pour une femme musulmane.
Veuillez donc nous laisser pleurer en paix et laissez-nous seules. (Abrégé)
Résumé de la punition des femmes
“Quand Ève a mangé le fruit qu'Il lui avait défendu de l'arbre dans
Paradis, le Seigneur, qu'Il soit loué, a puni les femmes par dix-huit mesures
:
De "Counsel For Kings", Ghazali (1058-1111 AD)