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a Les femmes et l'Islam
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La modestie
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Des musulmans homosexuels?
d
Le mariage
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L'obéissance
f
La polygamie
g
Le divorce
h
La garde des enfants
i
Les mariages mixtes
j
Les mariages avec les enfants
k
Les frais de subsistance
l
La limitation des naissances
m
L'éducation des femmes
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Droits légaux des femmes
o
Une religion pour les femmes?
p
La sexualité dans le monde islamique
q
Le viol au Pakistan
r
La circoncision féminine
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Honte et respect
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La nudité
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Purdah
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“Jamais sans ma fille”
w
La santé des enfants
x
Femmes musulmanes en Inde et au Bangladesh.
y
Les femmes musulmanes menacent de se suicider
z
Les femmes en Afghanistan
aa
Mise à jour Afghanistan
bb
Complément: Arabie Saoudite
cc
8 juin '98: Arrêter l'oppression de nos sœurs musulmanes,
dd
« Femmes sous Lois Musulmanes »
ee
« Femmes Contre le Fondamentalisme »
ff
Allah, s'il Vous plaît, laissez-nous pleurer en paix!
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Résumé de la punition des femmes

Les femmes et l'Islam
http://www. hraic. org/women_in_islam. html

Mohammed n'était pas complètement misogyne. Pour lui, la femme n'était pas « une créature du Diable » (St Bernard), mais une défense contre Satan par le fait qu'une bonne épouse faisait diminuer le danger de la fornication extra-conjugale. « Le meilleur des trésors qu'un homme puisse espérer avoir est une femme vertueuse qui le satisfasse lorsqu'il la regarde et qui s'abstienne lorsqu'il est absent ». « Le meilleur des avantages de ce monde est une femme vertueuse. »
Cependant, l'homme est le chef de la famille et, après l'avoir consultée, il a le dernier mot dans les décisions qui la concerne. A l'homme revient la responsabilité de défendre et d'étendre les frontières de l'Islam.
« Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qualités dont Dieu les a dotés et à cause des frais qu'ils peuvent dépenser pour la subsistance des femmes…» (4:34) (traducteur J.M. Rodwell) « Les hommes sont ceux qui protègent et subviennent aux besoins des femmes, parce qu'Allah a donné aux premiers plus de force et qu'ils subviennent à leurs besoins. Par conséquence, les femmes vertueuses sont dévotement obéissantes.» (4:34) (traducteur Abdullah Yusuf Ali) « Les hommes ont l'autorité parce qu'Allah les a proclamés supérieurs aux femmes et parce qu'ils dépensent leurs richesses pour les entretenir… » (4:34) (traducteur M. M. Khatib)
Je ne peux pas affirmer laquelle de ces traductions est la plus proche de l'arabe original; cependant, AYA est souvent considéré comme un apologiste des positions les plus dures écrites dans le Coran et ainsi « supérieur » est probablement la traduction la plus exacte.
« Le Rôle des Femmes Musulmanes dans la Société » (« The Role of Muslim Women in Society ») affirme: « Le cerveau de l'homme se distingue de celui de la femme de manière anatomique, en montrant des signes d'intelligence et de croissance mentale supérieure.»
«Les hommes ont de nombreux avantages sur les femmes» (2:28). Cela concerne les qualités de direction, de surveillance et d'entretien qui sont données exclusivement aux hommes . Pour cette raison, la femme ne doit pas recevoir de visiteurs ni accepter des cadeaux venant d'eux sans l'approbation de son mari. Le mari a légalement le droit de restreindre la liberté de mouvement de sa femme, tel que quitter la maison sans sa permission. Il peut donc interdire à sa belle-famille de lui rendre visite ou inversement .
Les femmes restent fondamentalement des mineures toute leur vie et ne connaissent rien de positif du monde extérieur; par conséquent, peu d'entre elles sont prêtes à défier le système. Pendant que ses frères sont comblés et gâtés, la fille, elle, aide aux corvées de la maison dès son plus jeune âge. Elle doit même s'occuper de ses plus jeunes frères qui ne s'étonnent pas de cette injustice (4:34) (à savoir qu'Allah considère les filles subalternes aux garçons) et, s'ils la considèrent trop lente, ils ont le droit de la punir. La loi islamique reconnaît le droit du mari de punir sa femme pour désobéissance. Une plaisanterie de Bagdad ? Abdul emmenait sa nouvelle femme chez lui, à dos de chameau. Le chameau a trébuché et Abdul a dit: « Premier avertissement ! » Il a encore trébuché et il a dit: « Deuxième avertissement ! » La troisième fois, il l'a massacré. Sa femme lui a dit que c'était un peu exagéré pour le chameau; Abdul a répondu: « Premier avertissement !»…
Comme dans beaucoup de communautés méditerranéennes chrétiennes, l'honneur des hommes et l'orgueil de la famille dictent que les femmes doivent bien se conduire. Le frère chaperonne sa sœur toutes les fois où elle doit sortir, ce qui lui donne un sentiment de possessivité et d'autorité sur elle. Le rôle du père, frère ou mari d'une fille est de la châtier ou même de l'assassiner pour avoir osé amener le déshonneur sur eux.
La modestie
Les hommes et les femmes sont liés par le Ghadd al-Basar (le fait de baisser les yeux). «Un premier regard est pardonnable, mais un second est interdit». (Mahomet) La raison en est, bien sûr, que jeter un coup d'œil à quelqu'un peut avoir une connotation amoureuse et risque d'aboutir à la fornication ou à l'adultère. Naturellement, si la femme doit être examinée par un docteur ou par un juge, regarder dans les yeux peut être accepté. Le Prophète a dit: « Ne rendez pas visite aux femmes en l'absence de leur mari, car Satan peut circuler dans votre sang. Le plus jeune ou le plus vieux frère est la Mort.» (Tirmidhi)
Le Prophète a dit: « Celui qui touche la main d'une femme, sans avoir un rapport légal avec elle, aura un charbon ardent placé dans sa paume le jour du Jugement.» (Takmalah) (Ce hadith ne s'applique pas aux femmes âgées. ) Ainsi, serrer la main d'une femme est un acte non-islamique.
Le Prophète a dit à quelqu'un qui avait osé regarder dans sa chambre: « Si j'avais su que vous regardiez, j'aurais enfoncé quelque chose dans votre œil… » (Bukhari)
 « …et lorsque vous demandez un objet à une femme, faites-le de derrière un rideau (33:53)». « Et conformez-vous à rester dans vos maisons et n'exposez pas votre beauté et vos atours à l'extérieur, comme durant la période d'avant l'Islam (33:33)».
La ségrégation des hommes implique que les femmes doivent « endurer les hommes sans vraiment les connaître ou être compris d'eux.» La sexualité féminine est crainte et vue comme une source de provocation. « Fitna » signifie la beauté avec désordre, confusion et c'est ainsi que les hommes perçoivent les femmes, de la puberté à la ménopause. Apparemment, le Prophète n'a pas considéré Khadijah comme fitna, car il n'a introduit le voile qu'au moment où il obtint des jeunes femmes, telles qu'Aïsha et Zaynab. Une épouse ne sera jamais autorisée à paraître sans voile en public, aussi longtemps qu'elle sera fitna. Les hommes font les achats et c'est eux seuls que l'on peut retrouver dans les cafés. Une femme qui quitte sa maison avec des vêtements occidentaux menace les hommes d'être fitna, et, en retour, ils la harcèleront et la poursuivront. Le concept de montrer du respect aux femmes est étranger à la culture islamique. Il va sans dire qu'une femme musulmane ne doit pas porter de maquillage ni de parfum lorsqu'elle est en public.
Certains juristes pensent qu'il n'est pas haram (illégal) pour une femme de s'épiler les poils du visage mais l'Imam al-Nawawi ne le consent pas. Les femmes musulmanes ne sont pas admises dans les bains publics, car cela peut conduire à la débauche. Elles ne doivent pas se déshabiller, excepté dans leur propre maison. Les hommes peuvent utiliser les bains publics ou une piscine, à condition qu'ils ne soient jamais nus. Si un homme riche a sa propre piscine, une seule de ses épouses à la fois peut l'accompagner, mais les fils ou beaux-fils, passés la puberté, ont l'interdiction de la regarder.
Danser est un acte non-islamique et la Shariah l'interdit aux musulmans. Les gymnases mixtes où les femmes portent des collants, ou des vêtements seyants du même style, ne sont pas tolérés par la loi islamique.
Le Prophète préfère que les femmes prient à la maison mais, si elles sont pures (en-dehors de la période des règles), elles peuvent aller dans une mosquée et prier debout, derrière les hommes.
Des musulmans homosexuels?
Le Coran dit: « Si une de vos femmes est coupable de lascivité (lesbianisme), emprisonnez-la… jusqu'à ce que la mort la réclame » (4:15) Mais pour les hommes: « Si deux hommes parmi vous s'engagent dans l'indécence (sodomie), punissez-les tous les deux. S'ils se repentissent et qu'ils retrouvent le droit chemin, laissez-les. Allah Pardonne et est Miséricordieux.» (4:16)
La sodomie est un acte courant chez les hommes célibataires, mais cesse après leur mariage. D'être le partenaire actif apporte peu de déshonneur, mais d'être le partenaire passif est carrément méprisant, avec un degré d'importance différent de celui en Occident.

Le mariage
Le célibat et la vie monastique sont des concepts étrangers à l'Islam: « Le célibat n'est pas nécessairement une vertu, et peut même être un vice.» (n249 AYA) Chaque personne qui peut se marier devrait le faire. C'est un devoir de continuer à engendrer la race humaine et à élever les enfants dans la crainte d'Allah. L'exception serait un homme qui n'a aucune pulsion sexuelle, aucun amour pour les enfants ou qui se sentirait moins engagé dans la religion s'il était marié.
Une citation des « Droits d'Allah et de l'Homme », Pakistan, 1981, dit: « L'un des plus importants devoirs des parents est de marier leurs enfants avant qu'ils n'atteignent l'âge de la puberté, sinon ils seront tenus responsables le Jour du Jugement pour toute erreur éventuelle.»
Un homme doit avoir un regard critique en ce qui concerne le visage et les mains de sa future épouse, afin de prendre connaissance de sa beauté et de sa personnalité; il ne doit pas la regarder avec passion. Si un homme veut en savoir plus, il peut demander à une femme de rendre visite à sa fiancée et de lui rapporter ensuite des détails plus précis. Une femme a le droit de regarder son futur mari de la même façon.
Aucune rencontre ne peut avoir lieu sans chaperon, mais la famille et la fille devraient s'assurer qu'il y a bien une entente entre les deux partis. Il n'est pas surprenant que presque tous les mariages musulmans soient comme d' « acheter un chat dans un sac », avec l'ignorance d'une quelconque attirance sexuelle entre les deux futurs mariés.
Le Coran affirme: « Ne les empêchez pas de s'épouser, s'ils le consentent mutuellement » (2:232) mais l'Imam Malik dit que cette décision doit être prise en prenant compte de l'ijbar, c'est-à-dire du droit du père de la fille ou de son gardien d'intervenir. Un mariage arrangé n'est pas possible sans le consentement de la fille. Mais, dans les villages, elle peut très bien ne pas avoir à discuter. La fille doit alors consentir à accepter quiconque lui est proposé, même s'il est défiguré, sourd, aveugle ou idiot .
Il y a un certain nombre de restrictions sur les liens conjugaux qui peuvent paraître anormaux dans d'autres pays: une femme ne peut pas épouser son père adoptif (la fille et son fils ou fille ont pu avoir la même nourrice), son frère adoptif (avec qui elle n'a aucun lien de sang), le frère de sa mère adoptive, son beau-fils, le mari de sa fille (vivante ou pas). Elle et sa sœur ou sa tante ne peuvent pas être mariées au même homme, au même moment.
Le mari doit payer une dot à sa femme, bien que s'il est pauvre, cela puisse être symbolique. Cela représente le prix de ses droits maritaux, et il est payable après le premier rapport sexuel. « Epousez ces vierges avec l'autorisation de leurs maîtres et payez-leur leurs dots (4:25).» Le mari doit ensuite subvenir aux frais de la femme.
Habituellement, la jeune mariée vit chez sa belle-famille. Cela peut engendrer des discordes avec la belle-mère: celle-ci se raccroche souvent à son fils et s'attend à ce qu'il prenne son parti lors de dispute entre les deux femmes. L'homme ne doit pas priver sa femme de sexe: le temps maximum accepté par la loi islamique d'une telle punition est de quatre mois .
L'obéissance
Une femme doit être obéissante envers son mari, mais seulement si les droits d'Allah sont prioritaires; par exemple, il ne pourrait pas la forcer à danser. « La soumission d'une femme à l'autorité de son mari fait partie de ses devoirs religieux… lesquels l'aideront à arriver au Paradis ». Les femmes ne peuvent pas refuser d'avoir des relations sexuelles avec leur mari. Le Prophète a dit: « Quand un homme appelle sa femme pour satisfaire son désir, elle doit aller vers lui, même si elle est occupée aux fourneaux.» (Tirmidhi) La loi peut forcer une femme à revenir vers son mari, en l'y renvoyant sous l'escorte de la police.
Une femme ne doit pas dépenser l'argent de son mari sans son consentement, sauf s'il est riche ou avare, et que l'argent sert à des besoins essentiels.
Le premier pas vers le maintien de l'obéissance est l'avertissement. En deuxième lieu, si le comportement de la femme ne change toujours pas, le mari refuse de partager son lit avec elle, afin de suspendre les relations conjugales. En troisième lieu, si cela est toujours insuffisant, il a le droit d'administrer à sa femme une légère correction. « Le but de ce coup n'est pas d'infliger la douleur, mais de ramener la femme sur le droit chemin et de rétablir l'autorité ». Mais « ne bats pas ta femme sur le visage ou sur un endroit similaire, afin de ne pas laisser de marque visible.» (Mahomet ) Le Prophète poursuit: « Le traitement envers vos femmes devrait être aussi gentil qu'impartial ».
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La polygamie
Dans le cas où une femme est trop désobéissante et où le mari ne parvient pas à la changer, la solution recommandée est de prendre une autre épouse. Le même principe s'applique si la femme est malade, stérile, âgée, si elle n'a pas toutes ses facultés mentales, ou encore si elle ne satisfait pas les désirs naturels de l'homme. Dans de tels cas, la polygamie peut fournir une solution, mais « un homme qui épouse plus d'une femme et qui les traite injustement, ressuscitera avec la moitié de ses facultés paralysées.» (Mahomet )
Le Coran autorise la polygamie jusqu'à un maximum de quatre épouses, à condition que l'équité puisse être maintenue envers chacune. La situation financière du mari est donc un facteur important dans la décision de la polygamie. Il n'est pas nécessaire d'obtenir le consentement de la première femme avant d'en épouser une seconde, et ainsi de suite. Mais le mari doit avoir des relations équitables avec chacune: « Ne t'occupe pas exclusivement de l'une, en laissant les autres de côté (4:129) »
Quand une femme se marie, elle a droit à un traitement préférentiel par rapport aux autres, pendant une semaine si elle était vierge, ou trois jours si elle avait déjà été mariée auparavant. Par la suite, elle partagera le temps de son mari équitablement avec les autres épouses. Cependant, en pratique, il est difficile de partager le temps de manière vraiment équitable. Un polygame égyptien a remarqué: « Il est tout à fait naturel qu'un homme doive rester auprès de sa nouvelle femme, au moins pendant les deux premières années.»
Comme Allah a créé l'homme avec un désir naturel d'avoir plus d'une femme, les épouses devraient résister aux sentiments de jalousie. Le tirage au sort serait sans doute la méthode la plus impartiale de partager le temps entre les épouses. Si chacune reçoit un jour quand vient son tour, du lever du soleil jusqu'au début du jour suivant, le mari peut récupérer pendant la journée auprès de l'épouse avec qui il a passé la nuit précédente.
Il est préférable que chaque femme ait ses quartiers séparés afin que le mari puisse lui rendre visite. Les épouses ne devraient pas être dans la même maison, à moins qu'elles ne consentent à une vie communautaire, ou que la maison ne soit divisée en appartements. Elles peuvent même avoir le même lit, si elles y consentent, mais il est cependant harram (illégal) pour une co-épouse d'être témoin d'une relation avec une autre.
Une autre possibilité est que le mari ait des quartiers séparés et les femmes, une maison commune. Ce seront alors elles qui lui rendront visite chacune à leur tour. S'il souhaite voyager et qu'il ne puisse être accompagné que d'une femme, elle devra être choisie par tirage au sort.
La polyandrie (une femme qui a plus d'un mari) est une abomination pour l'Islam. Ceci n'est pas envisageable dans une société patriarcale où l'homme est le chef de famille. Aucun homme ne connaîtrait ses propres enfants lors du partage de l'héritage ( Le test génétique d'ADN vaincrait cette objection). Une autre raison contre la polyandrie est donnée par Khurshid Ahmad: « Si nous examinons les maladies vénériennes, nous remarquons que les femmes qui ont des relations sexuelles avec plus d'un homme en sont à l'origine ». Il poursuit avec une page d'explications supplémentaires, mais je suis sûr que ce savant pense qu'Allah a créé ces champignons, bactéries ou virus chez la femme par hasard. Bien évidemment, si tous les partenaires restent fidèles, il n'y a aucune raison qu'un mariage polyandre (plus d'un mari) soit plus enclin aux maladies sexuellement transmissibles qu'un mariage polygyne (plus d'une femme).
A cause de l'influence de l'Occident, les lois du mariage ne sont pas toujours en accord avec le Coran ou les Hadiths. Par exemple, au Pakistan, l'autorisation écrite du Conseil de l'Arbitrage est nécessaire avant d'épouser une deuxième femme. Le consentement de la première femme est également nécessaire, excepté dans des cas de folie, d'infirmité physique ou de stérilité. En Tunisie et en Syrie, aucune polygamie n'est permise. Cela changerait sans aucun doute si les intégristes prenaient le pouvoir.
Mahomet eût jusqu'à neuf femmes à la fois, car une majorité de ses mariages étaient motivés par des motifs politiques: pour rassembler des tribus, le Prophète a fait un « grand sacrifice ».
Le divorce
L'Islam préfère voir le mariage comme un engagement pour la vie mais si cela est impossible, le divorce peut être envisageable. Dans la plupart des cas, le mari divorce et perd ainsi la dot de sa femme. La forme la moins approuvée du divorce est le Talaq al-bida où le mari dit à sa femme: « Talaq. Talaq. Talaq.» Parce que cet acte est irrévocable, le calife Oumar a fouetté un homme qui a divorcé en une seule déclaration. Talaq Al-Bain est aussi une forme de divorce irrévocable: le mari dit « Talaq » en trois occasions différentes. C'est une solution moins hâtive et donc préférée.
Avec Talaq ar-Raji, le mari prononce « Talaq » une seule fois et s'abstient alors d'avoir des relations sexuelles avec elle durant trois mois. Si, pendant cette période, il en a quand même, que la femme soit ou pas d'accord, le talaq est annulé. L'iddah exact (la période d'attente) est un problème de débat parmi les juristes. Dans tous les cas, les talaq ne doivent pas être prononcés durant la période de menstruation ou lors des saignements qui suivent l'accouchement, c'est-à-dire lorsque le manque de disponibilité de la femme peut être rébarbative pour le mari. Pour la plupart des juristes, un homme peut divorcer d'une femme enceinte.
Après le divorce « triple », il est haram (illégal) et punissable pour les anciens partenaires d'avoir des rapports sexuels. De plus, s'ils souhaitent retourner ensemble et se remarier, la femme doit d'abord se remarier avec un autre et divorcer. Sous la loi islamique, ce deuxième mariage doit être consommé, afin que l'ex-mari puisse voir s'il ressent de la jalousie et donc, un quelconque sentiment. Cette épreuve, appelée halala, a été considérée comme adultère par le calife Oumar.
La femme peut divorcer de son mari par le Fask, uniquement si c'est approuvé par le Qadi, la Cour. Les raisons varient selon les différentes Ecoles de Loi. En général, celles-ci sont l'apostasie, la cruauté, le manque de soins, l'absence répétée, la folie, la contagion dangereuse, ou même l'incompatibilité.
On peut se demander pourquoi il est si facile pour un homme d'obtenir le divorce et si difficile pour une femme. « Si la possibilité de divorcer unilatéralement avait été donné aux femmes, des millions d'entre elles divorceraient », parce qu'il y a une période du mois où la femme ne contrôle pas pleinement toutes ses facultés; elle peut être souffrante, dépressive ou jalouse à cause de broutilles qui normalement ne la dérangeraient pas.
Le Coran (4:28) révèle une méthode par laquelle une femme peut demander le divorce, le Khul, seulement si le mari est d'accord et si elle est capable de rembourser une partie ou la totalité de la dot. L'accord peut l'obliger à rester jusqu'à ce qu'un enfant éventuel soit sevré. Le Khul ne doit pas être pris à la légère: « Si une femme demande le divorce sans raison spécifique, le parfum du Paradis lui sera interdit.» (Mahomet )
Un homme qui accuse sa femme d'adultère, mais n'a aucun témoin doit déclarer quatre fois sous serment que l'accusation est vraie. La cinquième fois il doit déclarer sous serment que la malédiction d'Allah peut tomber sur lui, si l'accusation est fausse. Cette solennelle déclaration du mari rend la femme sujette à punition. Le seul moyen de se sauver est de nier l'accusation quatre fois sous serment et d'appeler sur elle la malédiction d'Allah si elle ment. Pour sortir de cette impasse, un tribunal prononcera le divorce.
Les lois de l'adultère ne sont pas souvent en accord avec la Sunna et sont une pomme de discorde avec les intégristes. Par exemple, en Egypte, la punition pour la femme adultère n'est qu'une peine de deux ans de prison. Pour un homme, la punition est de six mois, si et seulement si, l'acte a eu lieu au domicile conjugal. Si un homme est trouvé en compagnie d'une prostituée, il n'est pas puni, mais utilisé comme témoin contre elle.
Si la femme ne peut divorcer ni au tribunal ni par le Khul, elle peut apostasier et donc se séparer. C'est possible en Inde où elle ne peut légalement pas être assassinée pour l'apostasie, « jusqu'à ce qu'un Gouvernement Islamique soit établi… en Inde .» (Hindous et libre-penseurs soyez prévenus!)
La femme divorcée habite le domicile conjugal jusqu'à ce que l'iddah (la période d'attente) soit passé. Elle ne peut pas le quitter ni demander au mari de la laisser partir. Il doit l'entretenir à moins qu'elle ait quitté sa maison, qu'elle n'ait voyagé sans son autorisation (sauf le Haj), qu'elle ne lui ait refusé ses droits conjugaux ou qu'elle ait été emprisonnée pour une infraction.
La garde des enfants
La garde dépend selon l'École Islamique de Jurisprudence impliquée. La coutume veut que le père prenne les garçons dès qu'ils ont été sevrés, à l'âge de deux ans, alors que les petites filles quittent leurs mères à l'âge de sept ans. Comme ceci a très souvent conduit à des conséquences socialement néfastes, l'Ecole Malachites de l'Islam Sunnite permet aux filles de rester avec leur mère et aux garçons jusqu'à la puberté. La mère n'obtient pas la garde si elle n'est pas une personne convenable ou si elle se remarie. Sa mère, à condition qu'elles ne vivent pas ensemble, ou son ex-belle-mère soigne alors les enfants. La mère ne doit pas avoir de travail à plein temps; elle doit avoir tout son temps pour s'occuper d'eux.
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Les mariages mixtes
Les hommes musulmans peuvent épouser les dhimmis (non-musulmanes dans un pays islamique), mais les femmes musulmanes ne le peuvent pas. La raison donnée est que, la nature féminine étant moins dominante et plus influençable, il est vraisemblable qu'elle adopterait la façon de vivre son mari et n'influencerait pas ses opinions. Elle peut même être influencée à apostasier. Au mieux, ce serait seulement un rapport charnel et pas un rapport basé sur la crainte d'Allah.
Néanmoins, l'Islam désapprouve les hommes musulmans qui épousent des dhimmis. Il y a eu des cas où le Prophète, Oumar et Ali n'ont pas autorisé pareil mariage: « Vous ne verrez pas de gens qui croient en Allah et au Jugement Dernier, aimer ceux qui s'opposent à Allah et à Son Messager ». (58:22) Si un tel mariage mixte se produisait, tous les enfants devraient être élevés en tant que musulmans.
Les mariages avec les enfants
Une fille mineure qui est donnée en mariage par quelqu'un d'autre que son père ou grand-père a la possibilité d'accepter ou de repousser ce lien en atteignant l'âge adulte. Cependant, des juristes disent que si elle est donnée par son père ou grand-père, elle est liée par le mariage. Une fille est souvent virtuellement forcée d'épouser un vieil homme parce qu'il possède quelque terre ou peut fournir une dot importante.
Le Prophète a consommé son mariage avec Aïsha lorsqu'elle avait neuf ans et cela a été longtemps considéré l'âge de consentement. Même aujourd'hui, beaucoup de intégristes croient qu'une fille est adulte aux premiers signes de puberté. Des lois non-coraniques ont été introduites dans plusieurs pays influencés par l'Occident, limitant l'âge du mariage à 15 ou 16 ans.
Les frais de subsistance
Le Coran alloue à la femme les frais de subsistance et, en retour, le mari obtient ses droits conjugaux. Mais, « celui à qui les provisions sont limitées, laissez-le dépenser de ce qu'Allah lui a donné (65:7) ». D'autre part, la femme n'est pas supposée crever de faim avec lui et elle peut obtenir une séparation s'il est complètement sans moyens.
L'héritage
Les lois d'héritage islamiques sont trop compliquées pour en discuter ici en détail, mais la règle générale est qu'une femme reçoit la moitié de l'héritage d'un homme. Par exemple, en l'absence de tout autre héritier, un fils recevrait deux-tiers et une fille un tiers.
Si une femme meurt en laissant un fils et une fille, sa propriété alors est divisée entre son mari et les enfants; si les deux enfants sont des filles, ses parents (ou en leur absence, ses frères et sœurs) reçoivent aussi une part.
Une veuve reçoit un quart de la propriété de son mari décédé s'il ne laisse pas d'enfants; le reste va à ses parents ou frères et sœurs. S'il laisse des enfants, la veuve obtient seulement un-huitième. (Le Vieux Testament est encore moins aimable à une veuve. Elle n'hérite rien de la propriété de son mari. Pour vivre, elle doit compter sur ses enfants ou sa propre famille.)
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La limitation des naissances
Le planning familial devrait être le droit de chaque femme et l'Islam n'est pas aussi négatif à ce point de vue que le Catholicisme Romain. Les deux religions veulent voir leur nombre augmenter par moyens naturels, c'est à dire qu'une femme devrait avoir de nombreux enfants – exactement comme Hitler a essayé d'encourager la procréation de guerriers. Mais les familles nombreuses ne sont pas toujours ce qu'elles sont supposées être. En ce qui concerne la mère, les naissances répétés peuvent mener au vieillissement précoce et à une mauvaise santé. Les enfants ont tendance être mal-nourris, ne reçoivent pas une éducation aussi bonne, et le surpeuplement peut mener aux abus sexuels par les plus âgés.
L'Islam se rend compte que les millions de spermatozoïdes et ovules ne peuvent pas tous être utilisés et l'histoire d'Onan, qui a été tué par Jehovah pour avoir éjaculer par terre, n'apparaît pas dans le Coran. La prévention de la fécondation d'un oeuf n'est pas non plus considérée comme un péché par l'Islam. Cela inclut l'azl (interruption du coït ou retrait) que le Prophète a sanctionné à plusieurs occasions, bien que le Calife Oumar ait défendu cette pratique s'il n'y avait pas autorisation de la femme. Les moyens mécaniques tels que préservatifs et diaphragmes, les spermicides ou la pilule contraceptive ne sont pas défendus, du moins, pas au Maroc, en Tunisie, en Turquie, au Pakistan et en Egypte.
Un dicton du Prophète utilisé par les conseillers du Planning Familial est: « La plus grande des catastrophes est beaucoup d'enfants et peu de nourriture ». Cependant, beaucoup d'ulémas (notables musulmans) voient la contraception comme un encouragement de la fornication et ils ne la conseillent donc pas.
La stérilisation est considérée comme anormale et l'avortement est interdit en tant que méthode de régulation des naissances. L'avortement illégal est la cause principale de décès des femmes enceintes en Egypte. L'avortement peut être considéré comme meurtre, mais cela dépend du moment de la grossesse, de la conception ou des premiers mouvements de l'embryon à 3 mois, selon les juristes. Cependant l'avortement est autorisé même plus tard dans la gestation si la vie de la mère est menacée. Dans deux pays libéraux, la Tunisie et la Somalie, l'avortement a été légalisé pour combattre la sur-population.
Le bulletin d'informations N°1 de « Femmes Contre le Fondamentalisme » signale que, « après la chute du Chah et l'établissement de la République Islamique, les femmes sont devenues les premières victimes de l'idéologie islamique. Un des droits qui a été retiré aux femmes était l'accès à la contraception et à l'avortement. La condamnation de l'avortement s'est assortie de graves persécutions pour le médecin comme pour la femme impliquée. Ironiquement, ce même régime a exécuté de nombreuses prisonnières politiques enceintes! Pendant les onze années qui ont suivi la révolution, la population iranienne est passée de 36 millions à environ 50 millions. Le régime iranien était incapable d'assumer la subsistance de cette augmentation de la population. Il a maintenant soudainement décidé que la contraception et l'avortement ne sont pas de si grands péchés après tout! Bien qu'il n'ait pas légalisé l'avortement, il ne poursuit plus ceux qui y participent ».
Souvent les femmes elles-mêmes refusent d'utiliser des contraceptifs parce qu'elles ressentent le besoin d'être constamment enceintes pour fournir des fils à leurs maris. Pour ces raisons, les cliniques, lorsque c'est légal, mettent l'accent sur la réparation des problèmes gynécologiques, la prévention de fausses couches et l'espacement des naissances plutôt que sur un réel contrôle de la natalité. Les pays musulmans ont le plus haut taux de natalité dans le monde - plus haut que les pays plus pauvres d'Amérique latine.
L'éducation des femmes
Les filles sont sous-éduquées dans les pays islamiques. Un texte, « Femmes dans la Shariah » consacre 90% de son chapitre « Éducation » à discuter de l'apprentissage du Coran et des Hadiths, et le reste à la séparation des sexes dans les écoles. Beaucoup d'écoles islamiques se satisfont de voir leurs étudiants réciter des vers du Coran par cœur, en arabe, qu'ils ne peuvent pas comprendre. Il n'est pas étonnant que les études de sujets séculiers tels que la mathématique, les sciences, les sciences humaines, les affaires et la technique sont si faibles dans le monde islamique, alors que le pourcentage de temps attribué au Coran et à la Sunna est totalement disproportionné. Il n'est pas étonnant que les gouvernements non-musulmans n'acceptent pas d'enregistrer les écoles musulmanes sans demander qu'un programme scolaire pédagogique et séculier soit enseigné pour aider les étudiants et la nation.
La psychiatre Égyptienne, Nawal El-Saadawi (« Le Visage Caché d'Eve »), qui se spécialise dans les névroses féminines peut paraître amère: « L'éducation des filles est un lent processus d'annihilation, un étranglement graduel de sa personnalité et de son esprit… de sa capacité à penser indépendamment… afin qu'elle fasse ce que les autres lui ont dit… et soit une victime de leurs décisions ».
En 1970, 85% des femmes arabes étaient illettrées contre 60% des hommes. Ailleurs, des chiffres semblables ont été donnés, comme au Pakistan, mais est-ce que vous croiriez la définition d'alphabétisation? Non, pas la capacité de lire un journal, 5000 mots ou quelque chose comme ça, mais la capacité de lire et écrire son propre nom! Plus récemment, plusieurs pays ont fait des tentatives pour remédier à l'état d'instruction des filles, mais il faudrait faire beaucoup plus. Une grande partie du problème vient d'une image négative concernant l'éducation des filles: elle peut les exposer au danger moral, elle peut augmenter leurs ambitions, réduire leur docilité et leur pudeur, et réduire leurs chances de mariage à des hommes dominants.
Droits légaux des femmes
La punition pour le meurtre d'une femme est le même que pour le meurtre d'un homme. Par exemple, un Juif a tué une fille en écrasant sa tête; le Prophète l'avait traité de la même façon. De même, une femme peut être exécutée pour meurtre.
Les juristes ont différentes opinions quant au fait qu'une femme puisse être juge, ministre au gouvernement, chef de police, et ainsi de suite. Au sujet de la place de Chef d'État, il n'y a aucun doute, car le Prophète a dit: « Une nation ne prospérera pas si elle est menée par une femme ». En fonction de ça, les intégristes islamiques font tout ce qu'ils peuvent pour évincer Mme Benazir Bhutto de son poste de Premier Ministre du Pakistan.
A condition que son mari y consente, une femme peut sortir pour travailler dans certains emplois. Cependant ce ne peut pas être au détriment de la maison et de la famille qui doivent venir en premier lieu. Les travaux qui sont exclus incluent: danseuse, serveuse, prostituée, modèle, actrice ou musicienne… Le travail de secrétaire et en usine n'est pas haram (péché) à condition que la main-d'œuvre soit exclusivement féminine. Les fonctions commerciales sont acceptables à condition que la femme n'ait pas de contacts avec les hommes. Le commerce dans un marché ne répond donc pas aux conditions islamiques. Ce n'est pas vrai pour une femme plus âgée. Une fois qu'elle atteint la cinquantaine, elle est considérée « au delà de ça »: elle n'est plus un objet sexuel et peut se mélanger aux hommes.
Commercer depuis sa propre maison où les clients sont des femmes, des filles ou des petits garçons n'offre aucun problème. En effet, les affaires familiales à la maison implique que les femmes peuvent observer le purdah. Les métiers possibles sont la couture, le tricot, la broderie, la teinture ou peinture des textiles, la vannerie, la poterie, la bijouterie… Une femme musulmane peut enseigner dans une école primaire mixte à condition que tous les autres professeurs soient des femmes, ou dans une institution secondaire pour jeunes filles. De même, les docteurs femmes et infirmières doivent travailler dans les salles et hôpitaux réservés aux femmes. Les travailleuses sociales sont aussi nécessaires pour traiter avec les jeunes délinquantes et les femmes.
Une religion pour les femmes?
La religion idéale pour une femme (s'il en fallait vraiment une) aurait comme mentor une déesse qui comprend les femmes, telles qu'Isis, Vénus ou al-Lat.
Allah et Jéhovah sont bien trop orientés sur le masculin, basés comme ils le sont sur des sociétés patriarcales où le mâle est le chef de l'unité économique, la famille. Le dieu monothéiste viril s'est assuré que la femme soit gardée à sa place, au champ, à la crèche, à la cuisine et dans la chambre. L'homme tient savoir que sa propriété serait transmise à sa semence.
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La sexualité dans le monde islamique
Quand on considère les punitions coraniques contre la fornication et l'adultère, on penserait que la promiscuité et les délits sexuels seraient minimes dans le monde musulman. Cependant, le viol et la pédophilie ne sont, en général, pas rapportés pour la bonne raison que c'est « la victime qui est blâmée »: un stigmate est attaché à celles qui ont été agressées. Par exemple, une étude des agressions sexuelles commises par des hommes adultes sur des enfants féminins ou des jeunes filles a montré que presque la moitié d'entre elles avait été abusées sexuellement en Egypte musulmane - un chiffre de 45 % à comparer aux 24 % des Etats-Unis.
Pour des raisons scientifiques, on considère que la proportion de garçons et de filles dans toute population est 50 pour 50. Par conséquent, la monogamie, le mariage en groupes ou un mélange égaux de polyandrie et de polygynie sont statistiquement possibles. Indubitablement, la monogamie est, socialement, la structure la moins compliquée. Cependant, à l'époque de Mahomet beaucoup d'hommes ont été tués en pillant et en luttant et il était donc possible pour quelques-uns d'avoir plus d'une femme. La plupart des onze femmes de Mahomet étaient des veuves. Quelques-unes grâce à lui! (Est-ce que vous pourriez aimer, honorer et obéir à l'assassin de votre mari?)
Aujourd'hui, toutefois, si les hommes les plus riches ont jusqu'à quatre femmes, il doit forcément y avoir nombre de célibataires ou d'hommes se mariant sur le tard. La prostitution et la fornication étant interdites, l'homosexualité haram, et la masturbation à dédaigner, la sexualité est confinée au foyer. Les sœurs, cousines et domestiques remplacent souvent la prostituée de la société occidentale. Une société basée sur la stricte ségrégation des sexes crée une importante frustration sexuelle. Le seul conseil de Mahomet aux hommes impécunieux était d'affaiblir leurs pulsions sexuelles par le jeûne.
L'Islam ne condamne pas la sexualité en tant que telle, à la différence de Paul qui a réussi à devenir le porte-parole principal pour le Christianisme. Son idéal était le célibat. « Il est bon pour un homme de ne pas toucher une femme. Je dis au célibataire… endurez tout comme moi (célibataire). Mais s'ils ne peuvent pas se dominer, laissez-les se marier: car il est meilleur de se marier que brûler en enfer». (Corinthiens, Chapitre 7)
Cependant la sexualité coranique paraît considérer principalement le point de vue masculin. Les Compagnes du Jardin (houris) « non touchées avant par l'homme ou les djinns » sont indubitablement destinées au plaisir du mâle. De beaux jeunes hommes, cependant, ne sont pas promis aux femmes qui arrivent au Paradis. (52:24)
L'Islam a une obsession au sujet de la virginité des filles. Dieu leur a fournis un hymen pour prouver leur chasteté. Pourtant, seules 40% des filles ont un hymen « normal » qui rompra et saignera pendant la nuit de noce: pour 20% il est si fin qu'il casse pendant l'enfance, et 40% peut avoir un hymen élastique qui ne rompt pas. Et voilà pour la téléologie, et pour le concept selon lequel tout a un but prévu par dieu! Quelle justice divine fait que plus de 30% des filles n'ont aucun saignement pendant leur premier acte sexuel  ? Le père de la mariée ne peut pas exhiber la serviette blanche tachée de sang le lendemain matin.
La mariée est alors désignée à la honte et peut même être répudiée ou assassinée. Dans un cas où un tel meurtre se produit, il est souvent rejeté par le tribunal comme une question d'Izzat, « honneur ». Il y a deux poids deux mesures, parce que l'homme est fier de ses exploits sexuels et ne s'arrête pas à penser que sa juste part d'hymens est d'un seul par vie. A ma connaissance, le Prophète Mahomet n'a eu qu'une seule vierge dans sa vie : l'enfant-mariée Aïsha. Il n'a pas trouvé scandaleux d'aller où d'autres hommes avaient été avant lui: il n'a cependant pas, aimé l'idée que d'autres hommes lui succèdent après sa mort (33:53).
Il peut y avoir plusieurs raisons d'insister sur la virginité de la future mariée. L'un, bien sûr, est la reconnaissance de paternité. L'autre est que le marié peut instruire la jeune mariée à ses propres particularités sans risquer d'être comparé aux autres amants. Mais le facteur économique est probablement le plus important.
Dire « je vous répudie» trois fois est équivalent au jugement provisoire de divorce dans la société occidentale, excepté que seul le mari peut le dire. Le divorce ne devient pas définitif tant que l'iddah n'est pas écoulé. L'iddah, une période de trois menstruations, assure l'ex-mari qu'il n'a pas laissé d'héritier dans l'utérus et assure à tout mari futur que l'utérus est prêt pour sa propre reproduction.
Le viol au Pakistan
Malheureusement, depuis que le Pakistan est redevenu un état islamique, le viol des femmes a augmenté dramatiquement. Bien sûr, les chiffres officiels diraient le contraire puisque, sous la Shariah, il est presque impossible de prouver qu'un viol a eu lieu. Le viol est souvent utilisé comme vengeance contre le mari d'une femme, son père, frère ou fils. Quand il est utilisé contre un adversaire politique, il est appelé le « viol du pouvoir ». Les violeurs ont souvent coupé le nez de leurs victimes pour montrer qu'elles sont des « femmes déchues ».
Le viol ne peut être prouvé que s'il y a quatre témoins masculins adultes. (Le témoignage d'une femme n'est même pas compté comme moitié de celui d'un homme dans le cas des infractions capitales). Si le viol ne peut pas être prouvé, la femme peut être accusée de fornication et risque la peine de mort. Il y a des milliers de femmes dans les prisons du Pakistan accusée de « zina ».
Même si le crime n'est pas poursuivi, les parents peuvent s'attendre à ce que la femme commette le suicide, de préférence en s'immolant. Ou bien son mari peut divorcer ou, s'il doit rembourser trop de dot, l'envoyer dans un asile d'aliénés.
L'association « Human Rights Watch » estime que les policiers pakistanais abusent de 70 % des femmes confiées à leur garde, pourtant aucun officier n'a jamais été pénalisé .
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La circoncision féminine
Les mutilations génitales féminine sont exécutées chez les musulmans en Egypte, au Soudan, en Arabie saoudite, au Yémen du sud, aux Émirats Arabes Unis, au Bahrayn, en Oman, aux Philippines, en Malaisie, au Pakistan et en Indonésie. Quelques apologistes signalent qu'il n'est pas exécuté en Iran, Irak, Algérie, Libye, Maroc ou Tunisie. Ils noteront aussi que la mutilation de la femme a été exécutée depuis les temps pré-islamiques et est pratiquée dans quelques états africains non-islamiques. Cela n'absout pas les musulmans de continuer cette tradition barbare et jette le doute sur « le rôle civilisateur » de l'Islam. En effet, certains membres du clergé préconisent encore la mutilation féminine. Ils devraient plutôt s'élever pour condamner vigoureusement ces vieilles coutumes.
Il y a trois degrés principaux dans la « circoncision » féminine. Premièrement, le « sunna adéquat » où le capuchon clitoridien est enlevé. Cette méthode est analogue à la circoncision masculine et n'endommage pas physiquement la sexualité féminine. Il peut surtout faire bien des dégâts psychologiques, particulièrement par la façon dont elle est pratiquée sur les filles plus âgées: plusieurs parentes maintiennent la fille et le morceau de peau est enlevé avec une lame de rasoir.
Cette pratique n'a aucune justification coranique et le Prophète n'a pas fait circoncire sa fille Fatima. Selon un hadith, il aurait dit à Umm Attiya qui exécutait les excisions: « Réduisez, mais ne détruisez pas » (Il n'aurait pas aimé voir sa sexualité réduite d'une once). La déduction de ce hadith est de n'enlever que le gland (pointe) du clitoris. C'est analogue à couper le gland du pénis. Cette circoncision est connue sous le nom de « sunna », bien qu'un autre nom parfois utilisé et plus approprié soit Khifad (« réduction »).
Le deuxième niveau de mutilation féminine est la clitoridectomie où la totalité du clitoris est enlevée. C'est particulièrement traumatisant pour la fille: la douleur et les saignements peuvent durer des jours - le clitoris étant particulièrement bien fourni en vaisseaux sanguins afin de pouvoir se dilater sur stimulation. Cette opération est analogue à l'ablation du pénis de l'homme, car le clitoris est le centre de la sexualité féminine et la plupart des femmes ne peut pas atteindre d'orgasme sans cet organe. Quelle une chose terrible à faire à votre fille! Si la sexualité nous est donnée par Allah, c'est qu'elle est faite pour être utilisée et appréciée. Mais le désir sexuel n'est pas réduit par la mutilation, seuls les moyens de le satisfaire le sont. Il n'est donc pas surprenant que, si au lieu d'être chastement frigides, certaines de ces femmes continuent une recherche constante de satisfaction.
Troisièmement, il y a la circoncision pharaonique (souvent appelée l'infibulation, dérivée de la coutume romaine d'introduire des anneaux au travers des vagins des femmes esclaves). Tous les organes génitaux externes sont enlevés: le clitoris, les petites et les grandes lèvres. Ce qui reste de la vulve est cousu en laissant un petit trou pour laisser s'échapper l'urine et les menstrues, mais la pénétration par un pénis est impossible. Au mariage, les machos virils essaient de pénétrer, causant souvent le « hufta » - invagination de la peau près l'ouverture. En cas de divorce, les pressions sociales dictent que l'ouverture doit à nouveau être recousue. A l'accouchement, la peau doit être coupée, mais même alors il peut y avoir des complications: travail prolongé, mort fœtale et dégâts au cerveau.
Beaucoup de mâles préfèrent la méthode pharaonique, car l'orifice vaginal peut être serré de manière à rehausser leur plaisir sexuel même si cette pratique est douloureuse à la femme. En effet, beaucoup des femmes trouvent le sexe anal préférable. Si la femme est Makhtoma, trop serrée, elle peut mettre une heure à vider sa vessie et il est commun de voir l'abdomen d'une fille enfler avec le sang menstruel - des filles ont même été assassinées par leurs pères qui pensaient qu'elles étaient enceintes.
La circoncision pharaonique provoque souvent un traumatisme permanent, la frigidité, les infections urinaires et gynécologiques, les avortements ou la stérilité, les règles douloureuses, les fistules, la persistance d'un tissu cicatriciel, les abcès et même les cancers… Et pourtant, les parents de la fille tout comme le marié la souhaitent. La petite fille âgée de 4 à 8 ans doit avoir son tahara (purification), car elle serait socialement inacceptable dans un état Ghalaja (incirconcis).
Le nom « sunna » (les traditions de Mahomet) ne devrait pas être donné à une quelconque méthode de circoncision, car les études ont montré que ce nom, lié à la religion, était la principale raison donnée par les hommes pour approuver la circoncision. Cependant, ils devraient reconnaître que beaucoup de maris aiment être en situation de contrôle de l'acte sexuel. Les maris voudraient être capable de le prolonger ou d'y mettre fin quand cela leur convient, sans considération de la femme. Ils peuvent être comparés avec les nécrophiles, mais peu d'hommes normaux occidentaux trouveraient que la passivité de la femme contribue au plaisir sexuel.
Une des raisons donnée pour justifier la mutilation féminine est parfois qu'elle prévient la promiscuité. Pourtant, une étude faite au hasard auprès de 200 prostituées du Caire a montré que 170 d'entre elles avaient souffert une clitoridectomie, exactement le même pourcentage (85%) que la population générale. Des cinquante femmes qui avaient eu des expériences sexuelles avant la circoncision, aucune n'avait été capable d'atteindre le niveau de satisfaction qu'elles avaient pu connaître auparavant .
Mais la fille ne doit pas seulement affronter la circoncision physique, il y a également la dénégation du développement mental et psychologique. L'ignorance du corps humain et du sexe est considérée comme une vertu. L'expérience et la connaissance de la vie sont regardées comme scandaleuses. La passivité de la personnalité est considérée comme une condition préalable chez une épouse.
Honte et respect
La femme qui bavarde haut, qui est trop animée et désinvolte, qui lance des coups d'œil ou n'est pas modeste dans sa façon de marcher et son habillement est Be-Sharm, honteuse. Une jeune fille qui couvre sa tête quand son père entre la pièce est agréablement modeste ou réservée. Elle montre Izzat, du respect pour son père.
Les plus jeunes femmes, les célibataires et les jeunes mariées doivent toutes montrer du respect aux femmes plus âgées en leur montrant de la déférence pendant la conversation. Les femmes âgées transmettent les ordres des hommes, sont habituellement les gardiennes des traditions et peuvent être des tyrans dans leurs maisons. Quand une visiteuse vient, les plus jeunes continuent leur couture ou leurs occupations sans interrompre la conversation de leur mère. Il est rare pour un gendre de visiter sa belle-mère, mais, quand il le fait, elle doit le traiter avec réserve et manque de confiance en soi parce qu'il est le chef de la famille de sa fille. Les jeunes femmes doivent parler à voix basse à leurs aînées et, à l'exception des salutations qu'elles doivent initier, se contenter de répondre positivement à leurs conversations et directives. Elles doivent courber la tête et se couvrir la bouche de leurs mains. Elles doivent éviter de les regarder dans les yeux.
En de nombreux endroits du monde islamique, les mariages sont encore arrangés. Même la honte d'un « mariage d'amour » est dissimulée comme un arrangement. On s'attend à ce que la mariée soit modeste et réservée. Elle s'assied tranquillement avec la tête courbée et ne peut pas sortir « de sa coquille » pendant les semaines ou les mois qui suivent, parfois pas avant la naissance de son premier bébé. Il est rare qu'une fille célibataire assiste à un mariage, car certaines remarques risqueraient d'être trop osées pour elle. S'ils peuvent l'assumer, les mariés auront encore des chambres séparées par égard pour la modestie des plus jeunes filles de la maison. On n'appelle pas la jeune mariée par son prénom, même pas son mari. Elle est la fille (bint). Quand son premier fils naît, elle devient la mère (umm) et cette appellation la suivra jusqu'à sa mort.
La nudité
La nudité est généralement considérée comme une honte et la femme chaste entre furtivement sous le couvre-lit. Le Coran dit aux musulmans: « 0h vous Enfants d'Adam! Nous vous avons donné de quoi vous vêtir pour couvrir votre honte… » (7:26) « Ne laissez pas Satan vous séduire de la même manière qu'il a eu raison de vos parents au Jardin, les déshabillant pour exposer leur honte ». (7:27)
Dans le hadith 134 (Sahih Muslim), le Messager a dit: « Un homme ne devrait pas voir les parties intimes d'un autre homme, et une femme ne devrait pas voir les parties intimes d'une autre femme ». Il est également défendu aux hommes et aux femmes de voir les parties intimes du sexe opposé. Le mari peut se montrer devant sa femme et vice versa au moment du rapport sexuel, mais ce n'est pas souhaitable. C'est, cependant, admissible dans les cas de stricte nécessité, par exemple, lors d'un examen médical et d'un traitement. Pourtant, dans de nombreux cas, un mari n'a pas permis à sa femme sur son lit de mort de recevoir les soins d'un docteur homme.
Le hadith 135 (Sahih Muslim) raconte que les Enfants d'Israël ont perdu leur pudeur et se sont adonnés à la dépravation morale en se baignant nus l'un devant l'autre. Seul Moïse a pris son bain isolé. Cependant, un jour, il a laissé ses vêtements sur un roc et, le roc s'étant déplacé, Moïse a dû courir après lui. Pendant que Moïse rattrapait ses vêtements et châtiait le roc en le frappant, tout le monde avait eu le temps de le voir nu. Cela a clarifié une pomme de discorde: certains pensaient que Moïse était prude parce qu'il avait une hernie du scrotum.
Purdah
Le chador et la burkah ne sont pas communs à la totalité du monde islamique, mais les intégristes musulmans voudraient qu'il en soit ainsi. Le Prophète a dit qu'il ne devrait y avoir aucune beauté dans l'habillement de la femme et « qu'il n'était pas légal, après la puberté, de montrer plus que le visage et la main en-deça du poignet ». Beaucoup de filles intégristes voilent leur visage comme un signe de Taqwah, (conscience d'Allah).
Le seul moment où un homme couvre son visage est pendant son mariage quand un voile de fleurs le protège du « mauvais œil ».
La réclusion des femmes dans la maison et sous les vêtements mène à leur anéantissement social. La rigueur avec laquelle une femme musulmane observe le purdah dépend de sa situation économique. Les femmes pauvres doivent travailler dans les champs, aller chercher de l'eau, rassembler le bois à brûler et s'occuper des animaux.
On peut parler d'échec de la religion si son système de moralité ne peut pas réguler la conduite sans ségrégation des sexes. Hommes et femmes peuvent avoir un rapport social sans rapport sexuel. La punition de l'inconduite dans le présent ou l'au-delà n'est pas aussi morale qu'apprendre à traiter d'autres êtres humains comme des individus valables qui méritent le respect. L'humanisme est de loin plus éthique que le fondamentalisme religieux.
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“Jamais sans ma fille”
Le scélérat dans cette histoire vraie est Sayyed Bozorg Mahmoody. Le titre Sayyed signifie qu'il est un des descendants directs du Prophète. Il a été élevé par des parents religieux, mais a quitté l'Iran pour les Etats-Unis et n'a plus observé strictement les coutumes musulmanes. “Moody”, comme il a été surnommé, a étudié, est devenu anesthésiste et paraissait complètement « américanisé » quand il a rencontré Betty, une divorcée. Après trois années de fréquentations, ils se sont mariés dans une mosquée, mais il n'a pas fait d'efforts pour la convertir à Islam.
Plusieurs années plus tard, cependant, en 1979, Moody a été inspiré par la situation révolutionnaire en Iran, a participé aux marches contre le Chah, a acheté un gros récepteur de radio pour écouter des ondes courtes, a lu toute la littérature pro-Khomeini qu'il trouvait et a reçu de jeunes étudiants iraniens. La religion islamique a pris une part plus importante dans sa vie.
En 1980, ils ont eu une fille qu'il a nommé Mahtob, Clair de lune. Quand elle a eu quatre ans, Moody a insisté pour partir deux semaines en congé pour visiter ses relations en Iran. Betty ne voulait pas y aller, mais elle a eu peur qu'il ne prenne Mahtob avec lui et qu'elle ne la revoie plus jamais. Son mari a juré sur le Coran qu'ils reviendraient tous aux Etats-Unis; elle ne savait pas que l'on peut casser un tel serment s'il est pour le plus grand plaisir d'Allah. En effet tout accord avec un non-croyant peut être cassé par un croyant.
A la fin du congé de quinze jours, Betty a découvert que le Code Légal Iranien considérait qu'elle et sa fille étaient des citoyennes iraniennes et, étant femmes, étaient des citoyens de deuxième-classe. Elle aurait pu être exécutée si elle avait essayé d'enlever Mahtob de la République Islamique contre les souhaits de son mari.
Moody est passé de plus en plus sous l'emprise de sa famille et le héros macho frappait Betty chaque fois qu'il pensait qu'elle en avait besoin. Il la faisait espionner par sa famille et ne lui permettait pas d'utiliser le téléphone. Quelqu'un l'accompagnait chaque fois qu'elle est sortait.
Les coutumes et le manque de l'hygiène la dégoûtaient. A plusieurs reprises, elle a été assaillie par les gardes révolutionnaires avec des mitrailleuses parce qu'elle avait montré une fine mèche de cheveux. Les inconsistances étaient incongrues: le programme de la télé pour les enfants a montré une femme donnant naissance à un bébé - non que je désapprouve ce fait - mais la femme avait le visage encombré d'un chador. De même, les femmes allaitaient dans les rues et les hommes urineraient dans les rigoles.
Pendant quelques temps, Betty a prétendu s'accommoder à l'Islam pour que son mari lui laisse plus de libertés. Elle a découvert, dans une classe coranique pour femmes anglophones, que frapper les femmes était la norme.
Mahtob a commencé l'école et, avec les autres petits de cinq ans, devait hurler, « Mort à l'Amérique ». Betty a pris contact avec la Section des Intérêts Américains de l'Ambassade Suisse et quand Moody l'a découvert, il a menacé la tuer. Il est devenu de moins en moins rationnel et se serait sans aucun doute passé de Betty, s'il n'avait eu besoin d'elle pour la liquidation de ses biens aux Etats-Unis. Il était prêt à lui permettre de s'y rendre dans ce but et pour aller voir son père mourant à la maison mais, bien sûr, il ne permettait pas à Mahtob de l'accompagner.
Betty avait eu la chance de trouver un lieu sûr à Téhéran: quelques membres des forces démocratiques étaient prêts à risquer leurs vies pour aider ceux qui voulaient s'enfuir. Ils ont même payé d'avance, de leurs propres poches, pour des guides et le transport, prenant le risque de n'être jamais remboursés.
Un jour, alors que Moody avait été appelé au loin pour une urgence, elles ont pris la fuite. Bien que ce fût l'hiver et qu'il y ait eu de la neige dans les montagnes où elles étaient, elles ont pu fuir vers la Turquie avec l'aide des contrebandiers kurdes.
En sûreté aux Etats-Unis, elles ont changé de noms pour se protéger de l'Iran. A part co-écrire son livre, Betty donne des conférences pour mettre les femmes en garde contre le mariage avec les musulmans. Ils peuvent paraître des amants attentifs et des papas-gâteaux mais, il reste toujours à l'arrière-plan le lavage de cerveau, le sens de supériorité virile et la conscience d'Allah.
Plus d'un millier de femmes et d'enfants occidentaux sont retenus contre leur volonté dans les pays islamiques.
Quelques lois iraniennes qui discriminent contre les femmes et sont en contravention à l'Article 16 de la Convention de l'ONU:
Le Code Civil Iranien Article 1105:
Le mari est le chef de la maison. Entre mari et femme, le rôle de chef de famille fait partie de la qualité et du droit de l'homme.
Le Code Civil Iranien Article 1050:
Le mari a le droit de choisir le lieu de résidence de la famille.
Le Code Civil Iranien Article 1143:
La femme doit obéir aux souhaits de son mari et si elle refuse d'exécuter ses devoirs matrimoniaux sans excuse raisonnable, elle n'aura pas droit à l'entretien.
Le Code Civil Iranien Article 1133:
Un homme a le droit de divorcer de sa femme quelque que soit le prétexte.
Le Code Civil Iranien Article 1029 & 1130:
La loi donne aux femmes le droit de demander le divorce uniquement pour des circonstances très exceptionnelles.
Le Code Civil Iranien Article 1169:
A la dissolution du mariage, une femme perd le droit de garde de ses enfants en faveur de leur père lorsqu'ils atteignent l'âge de 7 ans pour les filles et de 2 ans pour les garçons.
Un père a seul le droit de garde de ses enfants. A sa mort, le grand-père paternel acquiert ce droit. En cas d'absence de ce dernier, n'importe qui avait été nommé par le père est intitulé à la garde.
Le Code Civil Iranien Article 1060:
Le mariage des femmes musulmanes iraniennes aux hommes non-musulmans est strictement interdit. Le droit pour une femme mariée de voyager à l'étranger est sujet au consentement écrit du mari.
La santé des enfants
Dans les seuls pays arabes, un million d'enfants meurent chaque année avant d'atteindre leur premier anniversaire comme résultat de maladie et de malnutrition. A la différence de l'Occident, les bébés-filles ont un plus haut taux de la mortalité, fait souvent dû à la négligence parce que le père est indifférent vis-à-vis d'elles.
Femmes musulmanes en Inde et au Bangladesh.
Les femmes musulmanes sont déférentes vis-à-vis des hommes. Elles ont été conditionnées à se sentir impures parce qu'elles ont leurs règles et portent les enfants. Leur dépendance économique et leur manque de pouvoir les font se sentir inférieures. Les traditions transmises de mère en fille pendant des siècles les ont rendues idéologiquement subalternes aux hommes. Elles ont accepté les idées qui les dévaluent et les dégradent et leur fournissent une image négative de soi-même .
« Battre sa femme est souvent une porte de sortie pour le sentiment d'impuissance et de frustration de l'homme face la misère totale. Les menaces de polygamie et de divorce aident les maris à s'assurer l'obéissance de leurs femmes. La polygamie apporte rarement le bonheur parce que les femmes se querellent et rivalisent pour l'amour et l'attention ».
Le mariage est la norme et peut avoir lieu aussitôt après la première menstruation de la fille. La plus grande partie de la vie d'une femme se passe à porter et à élever des enfants. L'absence d'enfants est la faute de la femme. La femme qui ne fournit pas à son mari des héritiers mâles est dénigrée parce que la lignée meurt sans un mâle pour porter le nom. Les fils sont également considérés comme une assurance contre l'indigence dans vieillesse.
A la différence du monde occidental, les hommes vivent plus longtemps que les femmes. Les suicides sont presque exclusivement féminins à cause de la situation désespérées de leurs vies. Pour les cinquante millions de femmes musulmanes en Inde, l'espérance de vie est de 45,6 ans comparée avec 47,1 ans pour les hommes. La femme moyenne, près de la ménopause, a eu 6,4 enfants vivants et cela ne prend pas en considération le grand nombre d'enfants morts-nés ou la mortalité pré-natale. Les femmes risquent plus que les hommes de mourir à cause des dangers de la grossesse, d'autant plus qu'elles sont souvent mal-nourries et manquent d'installations médicales hygiéniques. Dans les familles pauvres, le mari mange en premier lieu, puis, les enfants et la femme en dernier lieu s'il reste quelque chose.
Les femmes musulmanes menacent de se suicider
Pune, le Forum de l'Égalité des Femmes Musulmanes Indiennes, veut mettre fin au « talaq» et à la polygamie sinon, des centaines des femmes musulmanes s'immoleront par le feu sur les places publiques partout en Inde. A cause d'une infâme loi musulmane, les femmes musulmanes indiennes sont soumises à quelques-unes des provisions de Shariah des états islamiques bien qu'elles vivent dans une société soi-disant séculière.
« Les femmes musulmanes ont souffert les pires atrocités, la discrimination sexuelle et religieuse, les humiliations massives et la persécution à cause de cette Loi Personnelle Musulmane outrageante. Les femmes musulmanes sont prêtes à faire le sacrifice suprême plutôt que tolérer à jamais ces injustices. Des millions des femmes sont prêtes à quitter l'oumma. Nous ne pouvons pas être forcées à rester dans une communauté qui pratique le terrorisme contre les femmes : « Si vous ne nous autorisez pas à vivre avec honneur, vous ne pouvez pas nous empêcher de mourir avec dignité.»
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Les femmes en Afghanistan
L'Afghanistan est musulman depuis longtemps: la conquête de la région, en l'an 1000, a mené au massacre de la population hindoue. En effet, « Kush Hindou » veut dire « massacre indou ». En avril 1992, les rebelles islamiques ont renversé le gouvernement communiste après 14 ans de guerre civile. Cinquante mille Hindous avaient dû fuir Kabul, la capitale.
En fait, les communistes avaient seulement tenu Kabul et les autres villes. La vie dans les montagnes avait continué sur le même modèle que pendant les siècles précédents. La société était patriarcale: les filles étaient assassinées si elles refusaient des mariages arrangés ou si elles brisaient des tabous islamiques. L'éducation des filles de la campagne était inexistante: dans la totalité de l'Afghanistan, 11 % des jeunes femmes pouvaient lire, comparé à 46 % des jeunes hommes. Les docteurs hommes ne pouvaient pas examiner les femmes et les soins de santé étaient presque inexistants - l'espérance de vie d'une femme afghane est 42 ans. Seuls 8 % des naissances sont assistés par des médecins ou des accoucheuses compétentes et le taux de mortalité maternelle par 100.000 naissances d'enfants vivants est de 690 comparés à 8 aux Etats-Unis.
L'élan pour la rébellion était le « féminisme » évident dans les villes: les femmes ont porté des jeans et des jaquettes de treillis, des jupes et des chemisiers. Elles ont montré leurs cheveux, ont dansé avec les hommes et se sont maquillées. Les filles ont été scolarisées et se sont mélangées aux garçons. Les femmes ont travaillé et ne sont plus restées à la maison. Elles ont choisi elles-mêmes leurs amants et maris. Pareille situation devait être arrêtée et l'a été. En effet, si une seule chose unissait les groupes musulmans disparates, c'était de vouloir supprimer les droits de la femme.
Mise à jour Afghanistan
de “La Babouche Gauche” ( http://hraic.org.uk/french)
En janvier 1999, la plus grande partie de l'Afghanistan a été prise sous la domination de la milice des Talibans, un groupe ultra-intégriste d'étudiants islamiques supporté par le Pakistan.
Ils ont ré-introduit l'amputation pour vol, la lapidation pour adultère, ont interdit la musique, la danse, les échecs, les vidéos et la télé. Les domaines qui visent les femmes en particulier:
16/8/97 Il est interdit aux femmes de pratiquer un sport.
27/2/98 Trente mille spectateurs, au stade sportif de Kabul, ont regardé pendant qu'une adolescente recevait cent coups de fouet pour s'être promenée avec un homme non-apparenté.
8/10/98 Le Ministère taliban pour la « Promotion de la Vertu et la Suppression du Vice » a interdit aux tailleurs de prendre les mesures des femmes.
5/8/98 Un chercheur des Médecins pour « les Droits Humains », Zohra Rasekh, qui parle farsi, a affirmé que le régime islamique Taliban a visé les femmes pour une extrême répression et a puni brutalement toute infraction. « A notre connaissance, aucun autre régime dans le monde n'a méthodiquement et violemment menacé la moitié de sa population de maisons d'arrêt, lui interdisant sous peine de punition de montrer son visage, d'assister à l'école et d'obtenir des soins médicaux sans l'escorte de son mari, père, frère ou fils».
« En public, les femmes doivent être couvertes de pied en cap dans un burqa avec seulement une ouverture grillagée pour voir et respirer ».
Les organisations d'aide qui travaillent en Afghanistan se sont plaintes que leur accès aux destinataires de l'aide féminine ait été sévèrement restreint par les décisions des Talibans.
Complément: Arabie Saoudite
(from
http://hraic.org.au/history.html)
En 1957, le roi Saud a interdit aux femmes de conduire. Ce ne peut bien sûr pas être inscrit dans la Shari'a, puisqu'aucune voiture n'existait au temps de Mohamet. La raison donnée est qu'une femme correctement habillée ne pourrait pas changer de pneu, parler à la police de la route ou à d'autres conducteurs. La raison principale, cependant, est sans doute de contrôler les mouvements de femmes à la lumière de l'obsession musulmane pour la sexualité féminine.
Une femme célibataire et un homme ne peuvent pas monter dans la même voiture. Les hommes et femmes sont séparées dans les autobus par une cloison d'acier. Les femmes peuvent uniquement travailler dans des secteurs tels que la médecine ou l'enseignement où elles n'ont aucun contact avec les hommes. S'il nécessaire de contacter un homme, ce doit être fait par téléphone ou par courrier. Parfois une équipe mari et femme peut vaincre la ségrégation et agir comme intermédiaires pour les deux sexes. Dans les universités, les filles sont écartées dans des pièces séparées où elles peuvent regarder un conférencier homme à la télévision du circuit fermé; cela a pour résultat qu'elles ne peuvent pas participer complètement aux cours.
En 1980, il a été interdit aux étudiantes diplômées de l'université de quitter le pays pour continuer leurs études: la raison vraisemblable était qu'elles auraient pu revenir avec des idées dangereuses. Il est interdit aux femmes d'aller à bicyclette ou de faire du jogging. En 1977, le personnel féminin de bureau, bien qu'en petit nombre, a été interdit de travailler dans le même bureau que les hommes. Il y a une proscription de nager en groupes mixtes dans les piscines des hôtels et de se tenir la main en public.

8 juin '98: Arrêter l'oppression de nos sœurs musulmanes,
par Ausma Zehanat Khan (voyageuse australienne)

Assalam u alaikum, à tout ceux d'entre vous qui se disent nos frères. J'écris en tant que votre sœur, votre amie, votre associée dans le voyage de la vie, mais principalement en tant que votre victime. J'ai découvert que quelques faits sont en effet plus désagréables que la rencontre avec les soldats israéliens et les interrogatoires aux points de contrôle. Ce sont les rencontres avec les siens.

Je me sens en effet solidaire de mes sœurs car chaque fois qu'elles sortent de leurs maisons, elles doivent se battre contre de nombreuses avances et remarques. Au Caire, il y a un endroit qui est exclusivement peuplé de jeunes hommes dont le seul objectif dans la vie semble être d'attendre que des femmes apparaissent sur le trottoir, et de les harceler jusqu'aux larmes ou pire. Des hommes qui nous suivraient chaque pas à pas, sifflant, jurant et faisant de grasses plaisanteries… se frottant contre nous, nous lançant des œillades, nous pinçant, les mains baladeuses… Si vous les ignorez, ils se permettent de plus grands abus. Si vous leur parlez pour les réprimander, ils le prennent comme invitation. Si vous leur rappelez le nom d'Allah, ou du prophète, et que vous leur disiez "haraam alaik, vous vous dites musulman?", ils se moquent de votre accent arabe. Ils ne font vraiment aucune différence selon que vous soyez couvertes ou pas. J'en ai fait l'expérience. Du hijab complet aux cheveux découverts et aux vêtements réduits. C'était pire dans certains endroits que dans d'autres. Le Caire est redoutable, Amman tolérable, Jérusalem plaisant, Lahore inimaginable. (J'ai essayé d'expliquer) avec embarras et excuses à mon amie américaine pourquoi les hommes musulmans n'ont aucun respect pour les femmes. Nos hommes traitent les femmes étrangères comme si elles n'existaient que pour être pourchassées puisqu'elles sont "immorales". Mais notez qu'il n'y aucune réflexion sur l'immoralité des hommes qui s'attaquent à elles.

On se sent de la sympathie pour les hommes qui ont cette lecture bornée et rigide de l'Islam et qui sont opprimés par la pauvreté et l'analphabétisme… mais la sympathie la plus grande va aux victimes de leur situation fâcheuse. Je crois que cette situation est une conséquence directe d'une lecture autoritaire, littérale et hégémonique de l'Islam - lecture imposée aux pauvres et aux faibles jusqu'à ce qu'ils l'adoptent comme leur propre foi. Avant que nous n'élevions le drapeau de l'Islam, que nous ne parlions du Coran comme seul modèle ainsi que des maux intégrés des sociétés occidentales, nous devons jeter un coup d'œil très attentif aux réalités dérivées de l'Islam. (Extrait de la revue islamique australienne, juin 8, 1998)
« Femmes sous Lois Musulmanes »
Réseau de solidarité internationale. Coordination Centrale: Boîte Postale 23, 34790 Grabels, France. Coordination pour l'Asie: 18a, Route principale, P0 Moghalpura, Lahore 15, Pakistan,.
« Femmes sous Lois Musulmanes » est un réseau de femmes dont les vies sont façonnées, conditionnées ou gouvernées par des lois, écrites et non écrites, sorties d'interprétations du Coran reliées aux traditions locales. De manière générale, les hommes et l'Etat utilisent ces lois contre les femmes et ils en ont fait autant sous différents régimes politiques.
« Femmes sous Lois Musulmanes » s'adresse aux femmes qui vivent là où l'Islam est religion d'État, ainsi qu'aux femmes qui appartiennent aux communautés musulmanes gouvernées par les lois de minorités religieuses, aux femmes des états séculiers où l'Islam s'étend rapidement et où les intégristes demandent une loi religieuse pour leur minorité, aux femmes des communautés musulmanes immigrantes d'Europe et d'Amérique, et aux femmes non-musulmanes, qu'elles soient indigènes ou étrangères, vivant dans les communautés ou pays musulmans où les lois islamiques leur sont appliquées, à elles et à leurs enfants.
« Femmes sous Lois Musulmanes » a été créée en réponse à des situations qui exigeaient une action urgente pendant les années l984-85. Par exemple :
- Le cas de trois féministes, en Algérie, arrêtées et emprisonnées sans jugement, gardées au secret pendant sept mois, pour avoir discuté avec d'autres femmes du projet de loi connu sous le nom de « Code de la Famille » qui était très défavorable aux femmes.
- Le cas d'une femme indienne sunnite qui a déposé une pétition à la Court Suprême critiquant la loi de la minorité musulmane qui s'est appliquée à elle lors de son divorce, lui déniant des droits autrement garantis par la Constitution de l'Inde à tous les citoyens.
- Le cas d'une femme d'Abu Dhabi, accusée d'adultère et condamnée à être lapidée à mort après avoir accouché et sevré son enfant dans les deux mois.
- Le cas des « Mères d'Alger » qui ont lutté pour la garde de leurs enfants après le divorce, parmi d'autres… (Abrégé)
« Femmes Contre le Fondamentalisme »
BM Box 2706 Tel: 081-571 9595 Londres UK
L'association « Femmes contre le Fondamentalisme » a été lancée, le 6 mai 1989, pour défier la montée du fondamentalisme dans toutes les religions. Les groupes des femmes impliquées dans cette campagne incluent les « Sœurs Noires de Southall », « Le Refuge Brent des Femmes Asiatiques » et « L'Organisation des Femmes Iraniennes » en Grande-Bretagne.
Le fondamentalisme apparaît sous de nombreuses formes dans les religions à travers le monde, mais au cœur de tous les ordres du jour intégristes, il y a le contrôle de l'esprit et du corps de la femme. Tous les intégristes religieux supportent la famille patriarcale en tant qu'agent central de ce contrôle. Il considère les femmes en tant que conservatrices des moralités et valeurs traditionnelles de la famille comme de la communauté entière. Nous devons résister au contrôle croissant que le fondamentalisme impose sur la totalité de nos vies. Cela signifie que nous devons prendre des mesures sur des questions telles que nos droits reproducteurs et lutter pour sauvegarder et étendre le droit à l'avortement et pour résister à la stérilisation forcée. Nous devons lutter contre les confédérations religieuses qui nous dénient le droit à l'autodétermination de notre propre sexualité et justifient la violence contre les femmes.
En Grande-Bretagne, aujourd'hui, la résistance au fondamentalisme implique une lutte contre l'État et contre les dirigeants religieux. Nous devons contrer la supposition que les minorités dans ce pays existent comme les groupes unifiés, intérieurement homogènes. Ce point de vue suppose que les voix des femmes sont représentées par les « chefs de la communauté » qui leur refusent une voix indépendante. Nous refusons également le consensus multiculturel, forgé par les sections de tous les partis politiques, qui livrerait le futur des femmes aux mains d'intégristes, « chefs de la communauté », en les nommant représentants de la communauté toute entière.
La nouvelle législation a autorisé les forces intégristes de toutes les religions à organiser leurs demandes. L'Acte de la Réforme de l'Éducation a réimposé l'assemblée chrétienne dans les écoles étatiques, aliénant de nombreux parents non-chrétiens. En même temps, l'extension de l'aide de l'état aux écoles non-chrétiennes a été promise. C'est un développement inquiétant pour tous ceux qui ont lutté pour améliorer l'éducation publique. Toutes les écoles religieuses ont une idée profondément conformiste du rôle des femmes. Ils refuseront aux filles des occasions auxquelles elles commençaient seulement à avoir accès. Le besoin de lutter contre le fondamentalisme est donc au premier rang de l'ordre du jour politique en Grande-Bretagne, surtout pour les femmes.
Plus spécifiquement nous demandons:
1. La fin du financement des écoles religieuses et de l'obligation d'éducation religieuse particulière par l'Etat, y compris les assemblées chrétiennes dans les écoles de l'état.
2. Le développement d'une politique sociale qui concerne les besoins spécifiques des femmes et qui ne prétend pas négocier avec elles sur la base de suppositions racistes et sexistes, impliquant la façon dont elles sont supposées se comporter selon leur origine raciale ou culturelle particulière… (Abrégé)
Allah, s'il Vous plaît, laissez-nous pleurer en paix!
« Allah Amader Kandte Daoo! » par Jahanara Begum
S'il vous plaît, Allah, laissez-nous seules pleurer en paix. Par derrière le voile, au-delà du regard public, nous voulons pleurer jusqu'à ce que nous n'ayons plus de larmes. C'est le droit seul que vous nous avez laissé, à nous, femmes musulmanes, partout dans le monde islamique où vos lois sont suivies méticuleusement.
Le monde non-musulman a subi tant de changements, tant d'évolutions au cours des siècles; année après année, dans les domaines scientifiques et philosophiques, de nouvelles découvertes sont faites, partout dans le reste du monde, pour améliorer les vieilles idées et croyances. Mais nous sommes attachées aux chaînes rigides et immuables de vos lois, Allah, à jamais. Personne n'est jamais venu pour notre émancipation. Notre société est unique!
Les hindoues peuvent écrire sans crainte sur les injustices et les autres insuffisances de leur système social, mais nous, les musulmanes, nous avons peur de critiquer les défauts de la société islamique. Plus de cent avocates ont demandé l'émancipation des femmes dans les rues de Lahore, au Pakistan Islamique. Les « héroïques » agents de police pakistanais les ont attaquées avec des bâtons. Une musulmane, membre du parti ADMK d'Inde avait soulevé le sujet de l'émancipation des femmes musulmanes d'Inde au parlement de la nation - mais alors, tous les membres progressistes du parlement sont restés silencieux sur la question, parce que personne n'a voulu offenser les mollahs intégristes et perdre les votes musulmans.
Nos chefs politiques utilisent des mots percutants et nobles, tels que « liberté », « non-discrimination », « laïcisme » et beaucoup d'autres aussi beaux. Mais hélas, ils n'appliquent pas un mot similaire à la vie quotidienne de notre société musulmane…
Quelle existence insupportable pour nous de vivre et survivre parmi les autres épouses! Les enfants innombrables, les environnements malsains, la pauvreté et le manque d'éducation ont fait de nos vies sociales une véritable gageure. Les bagarres fréquentes entre épouses sont si dégradantes! Et alors, que Dieu le défende, si le miyan ou le mari intervient dans l'échauffourée, nous sommes battues comme des bêtes jusqu'à ce que nous ne puissions plus le supporter. Et après le châtiment, le miyan prend son autre femme dans la chambre pour rendre la situation plus dégradante encore, et nous ferme la porte au nez.
S'il y a la moindre imperfection dans l'attention de la femme aux besoins physiques du miyan ou mari, le malheur s'abat sur elle. Elle va souffrir à jamais d'une incertitude aiguë et d'une inquiétude intense. La seule prononciation du mot « Talaq » à trois reprises peut déplacer le monde de sous les pieds de la femme musulmane. La conséquence? Le travail sous-payé ou la prostitution. Les enfants sont privés de l'amour de leur mère et souffrent d'un intense sentiment d'insécurité ainsi que d'un environnement malsain. Si les enfants réussissent à subsister, la société est alors accablée de plus de mendiants et de criminels. De l'aveu général, si ces événements ont également lieu dans les autres sociétés, ils sont beaucoup moins nombreux et, ce qui est plus important, pareille situation ne peut pas persister au nom de la « religion » alors que, dans notre société, les mollahs prêchent pareil traitement des femmes au nom de « l'Islam ». La devise parmi nous est: « Multipliez-vous et profitez ; vainquez la terre par l'augmentation de la natalité ». Et nous, les femmes musulmanes mariées, devons porter tout le fardeau de cette tactique. C'est pourquoi personne ne trouve jamais une femme musulmane mariée qui ne nourrit pas son propre bébé ou n'est pas enceinte. Elles sont enceintes tout le temps. Elles meurent jeunes.
Nous avons tout le temps à l'esprit que Kazi Abdul Odud a dit un jour qu'au cours des 1400 dernières années, l'Islam n'a pas été capable d'allumer une petite bougie qui extirpe l'obscurité de la civilisation humaine.
Le gouvernement d'Inde nous a donné le droit de vote, mais nous a refusé une vie maritale saine et paisible en perpétuant le « Code du Mariage Personnel Musulman ». Le « Décret du Code Hindou» a libéré les femmes hindoues mais nous sommes toujours victimes des pratiques polygames. Aucun remède n'a été proposé pour éviter les divorces frivoles dans notre société islamique.
Si nous arrivons à être l'une des nombreuses femmes d'un riche musulman, nous passons nos vies dans la jalousie, la rivalité et les grossesses interminables. Si d'autre part, nous appartenons à un mari pauvre, c'est le travail dur à vous casser les reins toute la journée et, de toute façon, une grossesse après l'autre aussi. L'incertitude et l'insécurité de nos vies n'affectent pas seulement nos propres vies, mais celles de nos enfants également.
Ils n'ont aucun meilleur choix que d'aboutir dans la mendicité et les crimes de rue. Vous avez vu les foules de femmes musulmanes et de leurs nombreux enfants qui errent autour de la gare Howrah de Calcutta. Qu'elles soient musulmanes peut être deviné par la présence des mollahs barbus qui errent autour d'elles. La seule inquiétude des mollahs est de s'assurer que ces femmes restent musulmanes. Ils ne sont pas préoccupés de leur santé, bien-être, sécurité et dignité.
Et ainsi, il n'y a rien à espérer pour une femme musulmane.
Veuillez donc nous laisser pleurer en paix et laissez-nous seules. (Abrégé)
Résumé de la punition des femmes
“Quand Ève a mangé le fruit qu'Il lui avait défendu de l'arbre dans Paradis, le Seigneur, qu'Il soit loué, a puni les femmes par dix-huit mesures  :

  1. la menstruation;
  2. 2)l'accouchement;
  3. la séparation d'avec sa mère et son père et le mariage à un étranger;
  4. la grossesse;
  5. la privation de contrôle sur sa propre personne;
  6. une part moindre d'héritage;
  7. la répudiation possible et l'incapacité divorcer;
  8. le droit légal des hommes d'avoir quatre femmes, alors qu'une femme ne peut avoir qu'un mari;
  9. le fait qu'elles doivent rester isolées à la maison;
  10. le fait qu'elles doivent garder la tête couverte à l'intérieur de la maison;
  11. le fait que le témoignage d'un homme vaille celui de deux femmes;
  12. le fait qu'elles ne doivent pas sortir de la maison à moins d'être accompagnée d'un parent proche;
  13. le fait que les hommes participent le vendredi aux prières du jour de fête et aux enterrements alors que les femmes ne le font pas;
  14. la disqualification d'être souverain ou juge;
  15. le fait que le mérite a mille composants dont un seul est attribuable aux femmes alors que 999 sont attribuables aux hommes;
  16. le fait que, si les femmes sont libertines, elles ne recevront que la moitié des tourments du reste de la communauté, au jour de la Résurrection;
  17. le fait que si leurs maris les répudient, elles doivent observer une période de l'attente de trois mois ou trois périodes menstruelles avant de se remarier.
  18. le fait que si leurs maris meurent, elles doivent observer une période d'attente de quatre mois et dix jours avant de se remarier.


De "Counsel For Kings", Ghazali (1058-1111 AD)

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